Une ouverture éclatante pour les 30 ans de Regard

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Le festival se tiendra du 18 au 22 mars partout au Saguenay. (Photo : Félix Audet)

Mercredi soir se déroulait l’ouverture de la 30e édition du festival Regard. Les amateurs de cinéma ont eu droit à dix projections ainsi qu’à une surprise de renommée mondiale !

Ce n’est nul autre qu’Angine de Poitrine qui a ouvert le bal.

Angine de Poitrine est un groupe saguenéen qui fait fureur partout à travers du monde actuellement, cumulant 500 000 auditeurs mensuels sur Spotify. (Photo : Félix Audet)

Angine de Poitrine est un groupe saguenéen qui fait fureur partout dans le monde actuellement, cumulant 500 000 auditeurs mensuels sur Spotify. (Photo : Félix Audet)

Le groupe a mis le feu à la salle du Théâtre C, qui affichait pratiquement complet.

Le président d’honneur, l’acteur Pier-Luc Funk, est ensuite arrivé pour inaugurer le festival avec humour, comparant les passionnés de courts métrages à une grande famille de mycélium (racine de champignon).

Pendant près de trois heures, dix courts métrages ont été présentés.

Jazz infernal, une production québécoise réalisée par Will Niava, raconte l’admiration d’un jeune homme arrivant de la Côte d’Ivoire pour son père, qui est un célèbre trompettiste. Quinze minutes de pur bonheur, avec des plans magnifiques et une musique enivrante.

Agnes, du Royaume-Uni, démontre le sentiment d’abandon de certaines personnes âgées dans notre société. On suit Agnes, une vieille dame qui veut se sentir vivante dans son quotidien, rendant ce court métrage attachant.

L’un des coups de cœur de la soirée, à en juger par les applaudissements, est J’attends (tout le temps). Ce court-métrage, une comédie musicale satirique sur le temps d’attente dans le système de santé québécois, a poussé la foule à rire à gorge déployée.

La soirée s’est conclue par un after-projection, une nouveauté qu’explique la directrice du volet jeunesse, Noémie Bouchard. « Dans le hall des grandes salles, on va faire sortir quelques cinéastes des programmes et permettre au public de poser des questions, dans un cadre plus intime que dans une grande salle. »

Jeremy Comte (Brute), l’acteur Ange Éric N’guessan Koffi (Jazz infernal), ainsi que Jean-François Bouchard et Olivier Côté (La Retaguardia) sont montés sur scène pour une discussion sincère.

Une 30e édition remarquable

Avec des séances dans plusieurs salles de la région, neuf programmes seront présentés aux festivaliers, dont 55 courts métrages en compétition. De la Palestine au Québec, les cinéphiles pourront découvrir des œuvres allant de l’animation au documentaire, en passant par la comédie au drame.

Cette année, les organisateurs offrent aussi un cadeau aux familles : les productions jeunesse grand public seront gratuites.

« La 30e édition attire; nous avions une belle salle bien remplie avec près de 850 jeunes d’écoles primaires, hier. Les groupes scolaires sont au rendez-vous », explique la directrice du volet jeunesse.

L’activité Fille et fine, animée par l’autrice et jurée India Desjardins, permettra aux jeunes filles de participer à des discussions sur le court métrage gratuitement. « Si vous avez envie de parler cinéma et féminisme, il s’agit d’une belle activité ce samedi 21 mars », renchérit Noémie Bouchard.

Le festival continue ce soir avec un cocktail présenté par ATM dès 16 h 30 à la salle François-Brassard.

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