Un Conseil des régions qui ne plait pas à tout le monde

Marie-Karlynn Laflamme est députée caquiste dans Chicoutimi depuis le mois de février dernier. (Photo : Félix-Antoine Turgeon)
Le nouveau Conseil des régions annoncé jeudi dernier fait grincer des dents la députée du Parti québécois dans Chicoutimi, Marie-Karlynn Laflamme. Qualifiant ce conseil de « cosmétique », elle pense que les régions seraient mieux entendues avec un gouvernement péquiste.
Ce conseil regroupe 18 députés caquistes qui se réunissent toutes les deux semaines pour discuter des besoins de chaque région et mettre en place des actions concrètes pour venir en aide à celles-ci.
« Je trouve que c’est cosmétique parce que c’est un regroupement de députés partisans venant des quatre coins du Québec qui se regroupent deux fois par semaine pour discuter de ce qu’ils peuvent déjà discuter ensemble de toute façon », affirme Marie-Karlynn Laflamme. Elle pense aussi que lorsqu’il s’agit de parler des besoins des régions, il faut aller bien plus loin que de réunir des députés qui proviennent du parti au pouvoir. Il faut avoir des « mécanismes de consultation », mais aussi aller sur le terrain pour entendre ce que les élus ont à dire.
Le Parti québécois est « équipé » pour s’occuper de ses régions, selon Mme Laflamme. Le parti est en train d’analyser ce qui a bien fonctionné par le passé. Elle affirme aussi que la dernière fois que les libéraux sont entrés au pouvoir, ils ont « mis la hache » dans tous les mécanismes de concertation qui existaient déjà. Ce mouvement, dit-elle, a créé une centralisation du pouvoir à Québec. La députée de Chicoutimi pense qu’il faut donner davantage de pouvoir et de ressources aux régions pour qu’elles mettent de l’avant leurs priorités.
Parlant de priorités dans les régions, le Saguenay-Lac-Saint-Jean souffre entre autres d’itinérance, de crise du logement et de la difficulté à avoir accès à une propriété. « Lorsqu’un député est élu, on l’élit pour représenter la voix de son secteur à l’Assemblée nationale, […] je n’ai donc pas besoin de quelqu’un qui va être un porte-parole de ma région pour porter mes enjeux », conclut-elle.






