Saint-Félix d’Otis renforce ses règles pour contrer le myriophylle

Le lac Otis se trouve à cinquante minutes de route la ville de Saguenay. (Crédit: tirée de Facebook)
Le lac Otis limitera son nombre d’embarcations cette année, a annoncé mercredi soir le maire de Saint-Félix-d’Otis, Pierre Deslauriers. Cette mesure a pour but d’arrêter la prolifération du myriophylle à épis.
Seulement les riverains et les contribuables de Saint-Félix-d’Otis auront le droit de mettre leurs embarcations à l’eau. Ils devront suivre plusieurs règles strictes, comme l’interdiction de sortie avant la fin de la saison.
C’est la troisième année que ce lac du Fjord-du-Saguenay est envahi par cette espèce de plante, introduite de façon non-naturelle. L’enseignant de biologie au cégep de Jonquière, Martin Bertrand, explique que le myriophylle à épis va « tirer avantage du fait qu’à son arrivée dans un nouvel environnement, les autres espèces de la communauté biologique ne le reconnaissent pas vraiment ». Par après, la plante en profitera pour voler tout l’oxygène et les minéraux du cours d’eau.
Le plus grand défi pour ce petit village du Saguenay-Lac-Saint-Jean est la prolifération de la plante, souvent comparée avec des algues bleues, aussi néfastes. M. Bertrand mentionne que de simples fragments d’une plante « ont la capacité d’en régénérer » une autre au complet. Les élices des bateaux sont responsables de ces multiples coupes dommageables pour le lac.
Heureusement, le lac Otis est le seul cours d’eau de la région à être pris avec cet envahisseur végétal. La directrice de l’Organisme de Bassin Versant du Saguenay, Sophie Lapointe, soutient qu’il n’y a eu aucune détection de myriophylle à épis, mais que Saint-Félix-d’Otis souffre depuis trois ans de sa présence.






