Spectacles de drones: raconter l’histoire dans le ciel

Le spectacle à Chicoutimi a coûté autour de 40 000$. (Photo: Dominic Delude)
Le 350e de Chicoutimi, le Grand rassemblement des Premières Nations à Mashteuiatsh ou la Fête du Lac des Nations à Sherbrooke ont tous fait appel à des drones pour leur festivité. Le but est de raconter une histoire d’une façon que les feux d’artifice ne peuvent pas faire.
« Les spectacles de drones, ça permet quand même plus de raconter une histoire en sons et en lumières », affirme le PDG et fondateur de Dronebox, Romain Brot. C’est l’aspect qui a attiré le 350e de Chicoutimi vers les drones. « On voulait que [les drones] fassent des pages de notre histoire pour une commémoration historique », énonce la coordonnatrice en recherche et rédaction du 350e, Jennifer Gagné.
La communauté de Mashteuiatsh a également utilisé des drones pour le Grand rassemblement des Premières Nations (GRPN). « On voulait vraiment imager notre histoire », communique la coordonnatrice aux événements culturels de Pekuakamiulnuatsh Takuhikan, Audray Nepton.
Pour la fête de Chicoutimi, le conventionnel feux d’artifice ne correspondait pas aux critères pour ce que le comité organisateur avait en tête. « On a une politique en développement durable et on essaie toujours de trouver des alternatives », continue Jennifer Gagné, mais elle met l’accent sur la possibilité d’imager une histoire pour le public pour la raison de l’utilisation des drones.
Romain Brot ne condamne pas l’utilisation de feux d’artifice. « Ce n’est pas du tout la même chose [les feux d’artifice et les drones]. Les deux sont très complémentaires », pense le PDG de Dronebox.
Mashteuiatsh ne s’est pas limité aux drones pour le GRPN, les organisateurs ont utilisé des feux d’artifice pour bonifier le spectacle.
Côté écologique
Ce n’est pas seulement l’aspect du conte qui attire les clients. « Il y a une question de CO2 », reprend le fondateur de Dronebox. Cependant, il est difficile de comparer les effets néfastes pour les deux types de spectacles.
Les feux d’artifice et les drones causent des problèmes pour l’environnement, notamment à cause de la pollution lumineuse.
Pour le futur
La coordonnatrice en recherche et rédaction dit que la corporation du 350e a commencé cinq mois d’avance pour la préparation du spectacle. « On devait s’assurer que si on montrait un canot de bois, il était visible de tous les côtés », renchérit Jennifer Gagné. Elle ne cache pas qu’elle aimerait faire un autre spectacle de drones pour la fermeture des festivités du 350e de Chicoutimi.
Les feux d’artifice ne sont pas sur le point de disparaître. Selon le PDG de Pyrospek, François Duchesne, la quantité de feux d’artifice vendus est équivalente à celle des années précédentes. Le changement est le moment des achats. Cette année, c’est vers le temps des épluchettes de blé d’Inde que sa marchandise a été sollicitée, contrairement à l’achalandage habituel lors de la Saint-Jean-Baptiste.






