Fin de la saison de chasse à l’orignal 2026 au Saguenay-Lac-Saint-Jean

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L’orignal est le gros gibier le plus populaire au Québec ( Photo : Tamara Tremblay)

La saison de chasse à l’orignal dans la région du Saguenay a pris fin le vendredi dernier. Des experts au Saguenay craignent que le futur de la chasse à l’orignal mâle soit menacé dû à la diminution de ces individus dans la région.

La saison, débutée le 26 septembre, était marquée par un nouveau règlement concernant le veau et la femelle. Le ministère de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs les regroupe désormais sous l’appellation « orignal sans bois » (OSB). Certaines zones de chasse avaient un nouveau permis obligatoire pour la chasse des OSB. Le permis était uniquement accessible via un tirage au sort. Le Saguenay, qui fonctionne toujours en alternance, avait que les bêtes mâles de permises pour la chasse cette année.

Les chiens de sang doivent passer un examen pour devenir chien de sang. (Photo : Tamara Tremblay)

Pour la zone d’exploitation contrôlée (ZEC) des Passes, l’enjeu est l’orignal mâle. « Il est en très grosse diminution sur le territoire, puis on aimerait ça trouver une façon de le protéger », affirme le directeur général, Frédérick Gagnon. Avec des experts, la ZEC des Passes a émis des demandes au ministère qui ont toutes été refusées. Les Passes aimeraient faire un tirage au sort de permis pour l’orignal mâle « On aimerait ça dans un avenir rapproché pour avoir un certain contrôle », mentionne M. Gagnon.

En 2025, la zone 28, qui englobe la région du Saguenay, avait recensé 4 786 orignaux décédés, le deuxième total le plus élevé derrière la zone 1 au Bas St-Laurent, selon les données du ministère.

La zone 28 est la zone la plus populaire pour la chasse de l’ours noir au Québec. (Photo : Gouvernement du Québec)

Quand les chiens entrent dans la partie de chasse

Les dix zones d’exploitation contrôlées (ZEC) au Saguenay accueillent chaque année plusieurs chasseurs venant tenter leur chance de trouver un « buck ». Il arrive parfois que leur tir initial ne tue pas directement l’orignal. Dans ces cas-ci, la bête a parfois le temps de fuir avant de succomber à ses blessures.

Les chiens de sang entrent alors dans la partie de chasse. Il est spécialisé pour suivre la trace d’un gibier. Autant de jour que de nuit, le canin peut retrouver une bête jusqu’à 48 heures après le dernier tir du chasseur, qu’il y ait du sang ou non. Les chiens sont capables de sentir le stress produit par les glandes interdigitales de l’animal, situées sous les sabots.

Malgré sa petite taille, Kozak peut traquer sans pause pendant plusieurs heures. ( Photo : Tamara Tremblay)

Les conducteurs de chiens n’ont pas une tâche facile. C’est le cas de Tamara Tremblay, une conductrice de chien « Tu peux être tout seul dans le bois, la nuit, pas de réseaux, à suivre un chien sans savoir où tu t’en vas ».

Disponibles en tout temps, les conducteurs doivent parfois faire plusieurs heures de route en forêt pour rejoindre le chasseur. Avec la température plus chaude, chaque minute compte pour retrouver l’animal avant sa décomposition.

Tamara Tremblay a également remarqué une montée en popularité de la chasse chez les jeunes et les femmes « Ils amènent vraiment un nouvel air, ils sont plus enclins à nous appeler que les plus âgés et ont vraiment un respect pour l’éthique ».

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