Une récolte record de bleuets sauvages dans la région

Producteur et commerçant de bleuets depuis maintenant 15 ans à Labrecque. (Photo: Facebook – Bleuets Savard)
L’industrie du bleuet a connu une saison exceptionnelle au Saguenay–Lac-Saint-Jean et en Haute-Mauricie. Pour 2026, la récolte est estimée à 114 millions de livres, dépassant le précédent record régional de 106 millions, établi en 2005. Cette hausse s’explique notamment par l’agrandissement des bleuetières et les conditions météorologiques généralement favorables.
Pour Ghislain Savard, propriétaire de Bleuets Savard à Labrecque, cette progression était prévisible. « On savait qu’on allait venir à battre des records », affirme-t-il, en faisant référence à l’expansion des terrains cultivés et aux nouvelles méthodes de production.
Malgré ces résultats impressionnants, la production varie d’un secteur à l’autre. Le gel printanier a affecté certaines bleuetières, tandis que d’autres ont connu une excellente saison. Selon Ghislain Savard, certains producteurs ont récolté jusqu’à 85 % de leur potentiel, alors que d’autres ont atteint environ 60 %.
« C’est la météo qui gère », résume-t-il. Le producteur estime qu’une saison favorable dans l’ensemble de la région aurait pu permettre d’atteindre une récolte encore plus importante.
Concernant les changements climatiques, Ghislain Savard croit que des températures plus chaudes pourraient favoriser la culture du bleuet sauvage dans la région. « Nous autres, on va récolter plus si c’est un peu plus chaud », explique-t-il. Toutefois, les épisodes de gel et les variations météorologiques continueront d’influencer les rendements.
Des retombées économiques importantes
Cette récolte record représente des retombées économiques majeures pour la région. Selon les estimations fournies, celles-ci pourraient atteindre environ 228 millions de dollars, sur la base d’une valeur approximative de deux dollars la livre.
Pour monsieur Savard, la production régionale pourrait continuer d’augmenter au cours des prochaines années. Il estime qu’elle pourrait éventuellement atteindre entre 130 et 140 millions de livres, grâce à l’agrandissement et à l’amélioration des pratiques agricoles.






