Les journalistes, ennemis des pays totalitaires

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Des zones comme le Moyen-Orient sont considérées dangereuses par Reporters sans Frontières. (Photo: Istock)

La Journée internationale de la fin de l’impunité pour les crimes commis contre des journalistes permet de mettre en lumière la situation de la presse autour du globe. Une occasion de rappeler l’importance du rôle des gardiens de la démocratie. 

Interdiction de publier, agression, meurtres, les journalistes sont plus que jamais oppressés par les systèmes totalitaires. Depuis le début de l’année 2026, Reporters Sans Frontières (RSF) estiment à 25 le nombre de journaliste tués en exerçant la profession. À ce nombre s’ajoutent 430 journalistes emprisonnés et 130 de portés disparus, le tout depuis janvier 2026.  

Si la grande majorité de ces actes ont été commis à l’intérieur de zones non démocratiques, le Canada n’est tout de même pas à l’abris d’atteinte, à la liberté de presse. Selon le professeur en journalisme à l’UQAM, Patrick White, « La liberté de presse, est menacée au Canada, on le voit avec le blocage des nouvelles par Facebook et Instagram […] on ne peut pas partager au Canada des articles journalistiques sur deux plateformes de Meta […] ça, c’est totalement inacceptable dans une société démocratique ». 

Même son de cloche pour la présidente de la FPJQ au Saguenay–Lac-Saint-Jean, Annie-Claude Brisson. « La liberté de presse, elle est primordiale peu importe où on est journaliste sur la planète […] C’est un principe qui est enchâssé dans la loi canadienne. Donc il n’y a rien de banal derrière ça » 

Une manière de maîtriser la population 

Les cas de médias contrôlés par un état totalitaire se font de plus en plus communs. Les États-Unis font la une de la dénonciation de RSF pour de nouvelles atteintes envers des journalistes.  

Bannis de la Maison-Blanche, attaques personnelles, le président Trump multiplie les indélicatesses envers les journalistes qui osent lui poser des questions concernant sa manière de diriger.  

« La liberté de presse est menacée aux États-Unis, il faut le dénoncer […] C’est très inquiétant ce qui se passe au sud de la frontière. », estime Patrick White 

Autre exemple, en Russie le dernier journal indépendant du pays, la Novaïa Gazette a été contraint de fermer ses portes il y a de cela trois jours, cédant à la pression du Kremlin.  

Car oui, il y en a des médias dans les régimes totalitaires, mais ils sont contrôlés par l’État. La Chine et la Corée du Nord pour ne nommer qu’eux ont une seule chaîne de télévision diffusant les messages qui font bien paraître l’état.  

Annie-Claude Brisson signale également que « même dans les petits milieux, notre travail dérange, de manière générale, on arrive à faire notre travail, ce n’est pas dangereux de le faire […] Cependant, j’ai l’impression que c’est parfois de manière insidieuse que la liberté de presse, elle est touchée […] parfois il y a des gens qui ne veulent pas qu’on publie, qu’on diffuse quelque chose, qu’on s’intéresse à quelque chose ».  

 

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