Un nouveau souffle pour l’église de Saint-Félix-d’Otis

L’église de Saint-Félix-d’Otis changera de vocation prochainement, en raison de la fréquentation de plus en plus basse. Un déjeuner-causerie a eu lieu vendredi matin afin de parler de ce qui changera pour le bâtiment religieux.
Le comité organisateur a pris le pouls de la population pour savoir quels services les intéresseraient et, par la suite, les membres ont fait un caucus pour choisir les meilleures idées. Pour l’instant, l’église accueille quelques spectacles et sert encore un peu de lieu de culte, malgré que les installations religieuses majeures aient été retirées.
Le projet comprendra quatre vocations. La première sera une vocation de proximité. Les organisateurs ont comme plan de créer une bibliothèque dans la salle du clocher. La seconde sera une vocation communautaire, donc les résidents de Saint-Félix-d’Otis pourront louer des salles. Les aménagements nécessaires ont été installés. Une autre vocation est la culture. L’église veut continuer d’accueillir des artistes musicaux ou encore humoristiques. La dernière vocation est la vocation spirituelle. L’église gardera son aspect religieux. Les messes, les mariages, les baptêmes continueront d’être tenus pour la paroisse.

La salle du clocher deviendra une bibliothèque. (Photo: Colin Perron)
Shirley Claveau, administratrice du changement de vocation de l’église de Saint-Félix, explique quelle est la raison de ce changement de vocation. « Comme beaucoup d’églises au Québec, l’avenir est menacé […] donc, il y a vraiment une transition pour que les milieux accaparent ces milieux-là et qu’ils relèvent le défi de les garder en vie ». « À ce moment-là on parle de changement de vocation, puisque ce n’est plus seulement une vocation religieuse », a-t-elle rajouté.

Les jeunes sont la cible du changement de vocation. À gauche, Julianne Pilon et à droite Shirley Claveau. (Photo: Colin Perron)
La durée de transformation de l’église n’est pas déterminée encore, puisque le comité avance de façon prudente. Cependant le processus est divisé en quatre phases. La première phase est l’évaluation afin de voir si le bâtiment est en assez bon état pour subir des rénovations. La principale rénovation est celle du toit. La seconde phase est l’isolation. Les fenêtres seront toutes changées et les toilettes seront aménagées pour faciliter l’accès aux personnes ayant un handicap. On passera ensuite à l’aménagement : la bibliothèque dans la salle du clocher, la création d’un petit café, des systèmes de son plus sophistiqués. La phase finale serait la coordination, la mise en œuvre de tout le projet concrètement.

L’équipe de constructeurs qui rénovent le toit. (Photo: Colin Perron)
Les services, en grande majorité, seront gratuits, mis à part pour les réservations de la salle.
Le coût pour cette transformation s’élève à environ 260 000$. Un montant de 140 000$ a déjà été offert par le Patrimoine religieux. Un autre montant de 40 0000$ provient de la MRC du Fjord et les 80 0000$ restant devront provenir des citoyens.

Les installations de la salle avant le déjeuner-causerie. (Photo: Colin Perron)






