Chicoutimi élève sa voix pour l’environnement

Membre du Mouvement d’éducation populaire et d’action communautaires, André Fortin a dénoncé, lors de sa prise de parole, le manque d’intérêt pour l’environnement de la part des représentants politiques. (Crédit : Elena Simet)
La Place du citoyen à Chicoutimi a accueilli mercredi un rassemblement à l’occasion du Jour de la Terre. Dans une ambiance à la fois conviviale et engagée, plusieurs dizaines de personnes se sont réunies pour rappeler l’urgence d’agir face à la crise climatique et protester contre l’inaction des représentants politiques.
Plusieurs prises de paroles de différents organismes communautaires du Saguenay ont rythmé la soirée, appelant à davantage d’engagement de la part de tous. Ralliés autour d’une cause commune, tous réclament une révision de certaines lois québécoises qu’ils jugent néfastes pour l’environnement. Le tout, ponctué par de la musique entraînante, du slam et le bruit incessant des crécelles.
Pour l’un des membres du Mouvement d’éducation populaire et d’action communautaire du Saguenay-Lac-Saint-Jean, André Fortin, le capitalisme est au cœur du problème. Il ajoute que celui-ci « détourne notre démocratie » et nous emmène « droit dans le mur ».
Au milieu de la foule, les manifestants les plus dévoués brandissaient des pancartes aux messages militants. Sylvie Dussault, une citoyenne présente sur les lieux, avec en main une pancarte demandant « plus de transport en commun », dénonçait une mauvaise gestion de la Société de transport du Saguenay. « Il y a deux ans, on nous a dit que ça allait changer, que ça allait s’améliorer, mais il n’y a rien qui a bougé encore, donc on en demande plus. »

Au cours de la soirée, six prises de parole ont été entendues et chacune d’entre elles a été acclamée par le public. (Crédit : Elena Simet)
Une cause qui concerne tout le monde
Enfants, adolescents ou adultes, le profil des participants témoignait d’un engagement intergénérationnel.
Pour Julie Alain de l’organisme des Mères au front, il y a des combats qui se transmettent de génération en génération et la protection de l’environnement en fait partie. « Quand on dit qu’on en a assez, on le fait avec notre cœur de mère. On veut des changements pour notre Terre, pour l’avenir de nos enfants, l’avenir de nos petits-enfants », clamait-elle, presque émue.
Ce discours semblait avoir atteint Mia, une manifestante de vingt ans. « C’est sûr qu’on a une part de responsabilités [les jeunes], mais je pense que ce n’est pas juste à nous d’agir, c’est une action collective, c’est un effort commun. »






