RSI environnement : 22 employés suspendus pour travaux

L’objectif selon le directeur général, Luc Caza, c’est de pouvoir traiter toutes les matières dangereuses. (Photo : RSI Environnement).
Suite à l’obtention gouvernementale d’augmenter sa capacité de traitement de matières résiduelles dangereuses, l’entreprise RSI environnement suspend la moitié de ses employés syndiqués. L’objectif est de réaliser des travaux de modernisation conséquents.
La suspension temporaire touche 22 des 41 travailleurs syndiqués de l’usine située à Saint-Ambroise. Ceux-ci devront se tourner vers l’assurance-emploi pour une période pouvant atteindre quatre mois. Après l’annonce de la nouvelle dans les médias, La Pige a contacté le directeur général de RSI environnement, Luc Caza qui explique que « cet arrêt temporaire ne touche pas le personnel administratif ».
À partir du 14 novembre les employés assignés au traitement des matières seront au chômage. « On ne traitera pas de matières pendant ces mois-là, mais on n’a malheureusement pas de travail pour eux, donc on ne peut pas les garder à l’emploi », développe Luc Caza. Cette période devrait durer entre trois à quatre mois. Le directeur général affirme que les employés seront appelés à reprendre leurs emplois sans problème après ce laps de temps.
Un investissement majeur pour moderniser les installations
Les travaux s’inscrivent dans le cadre d’un investissement de plus de 25 millions de dollars selon Radio-Canada. RSI Environnement prévoit également la construction d’un nouvel entrepôt en 2027. Aucun autre arrêt de production n’est toutefois prévu pour le moment.

Directeur général de RSI Environnement, Luc Caza. (Photo : RSI Environnement).
Le directeur général, Luc Caza explique que les modifications à apporter découlent de la baisse du marché québécois du traitement des sols contaminés, notamment en raison de l’importante quantité de matières qui sont acheminées vers l’Ontario et les États-Unis.
En mars 2025, le ministère de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs avait donné son feu vert à l’agrandissement des activités de RSI Environnement. Cette décision faisait suite à un avis favorable du Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) et autorisait l’entreprise à augmenter sa capacité de traitement de matières résiduelles dangereuses.






