Confirmé : de l’amiante dans le département d’inhalothérapie de Chicoutimi 

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Le 28 aout, un dégât d’eau avait mené à des craintes quant à la présence d’amiante dans le département d’inhalothérapie de l’hôpital de Chicoutimi.

Il y a bel et bien de l’amiante dans le département d’inhalothérapie de Chicoutimi. Le département sera fermé pour les prochaines semaines et les soins seront relocalisés. 

Un test de la qualité de l’air et une analyse par frottement ont été réalisés la semaine dernière. Les deux ont généré des résultats négatifs.  

Cependant, des travaux sont réalisés pour nettoyer et désamianter le secteur de l’hôpital. 

Le porte-parole de Santé Québec, Pierre-Alexandre Maltais, ne quantifie pas l’impact sur les patients, mais estime «qu’il y en a peut-être eu à court terme dans les premières journées » de la fermeture du département. 

Toutefois, les soins sont maintenant redirigés dans d’autres sections de l’hôpital. « Ce qui se trame, c’est probablement un déplacement des activités dans un autre secteur de l’hôpital pour pouvoir poursuivre les activités du département. »

Le département d’inhalothérapie prodigue des soins en fonction respiratoire, notamment des tests d’asthme. 

Le personnel préoccupé 

« L’amiante, ce n’est pas à être banalisé», s’indigne la présidente de Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ) pour le Saguenay-Lac-Saint-Jean, Julie Boivin.

Selon elle, il est important que les professionnels puissent déclarer ces éléments dangereux lorsqu’ils les voient sur le terrain. « C’est parti d’une dénonciation du terrain et on voit tout le sérieux de la chose. »

Une rencontre avec les employés devrait être organisée dans les prochains jours. De plus, une adresse courriel pour recevoir leurs questions a été mise en place.   

«Il n’y aura pas de réintégration des locaux jusqu’à ce que les locaux soient jugés parfaitement sécuritaires pour un retour de nos équipes », souligne Pierre-Alexandre Maltais.

Rappelons que, lundi dernier, La Pige avait appris qu’un dégât d’eau avait mené à des craintes quant à la présence d’amiante dans le département d’inhalothérapie. L’isolation était visible à certains endroits, notamment dans une salle de pause pour les employés. 

Pour cette raison, des pneumologues ont refusé de travailler dans le département. Préoccupés, les inhalothérapeutes ont eux aussi quitté. 

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