Jean-Luc Roberge et la STS : « Il doit être réintégré », dit Joan Simard

Le jugement rendu lundi a mis fin à quatre ans de litige entre Jean-Luc Roberge et la Société de transport de Saguenay (STS).
La Société de transport de Saguenay (STS) compte s’asseoir rapidement avec son ancien directeur général Jean-Luc Roberge. « Ce qu’on veut favoriser, ce sont de bonnes relations avec M. Roberge », a expliqué la présidente du conseil d’administration de la STS, Joan Simard.
L’organisation a également changé de firme d’avocats pour la suite. C’est désormais Me Raphaël Tremblay qui représentera la STS. La décision a été prise lors d’une réunion extraordinaire du conseil d’administration de la STS mercredi.
Ce changement d’avocat était « essentiel » pour apporter un « air nouveau » aux discussions, selon Mme Simard.
Me Félix-Antoine Michaud représentait jusque-là la STS. C’était également l’avocat de la Ville de Saguenay dans le dossier de l’ex-greffière Caroline Dion. Il a également été retiré de ce dossier, ce qui a contribué à son dénouement.
« Quand on prend acte du jugement, il doit être réintégré », a-t-elle affirmé.
Rappel des faits
Roberge a été congédié en 2022 après le dépôt d’un rapport de la vérificatrice générale qui faisait état d’importantes lacunes à la STS. Il a refusé plusieurs offres d’ententes à l’amiable et disait toujours vouloir réintégrer ses fonctions.
Le litige est survenu sous le règne de la mairesse Julie Dufour qui aurait été impliquée dans la décision, selon l’ex-conseiller municipal Jean-Marc Crevier. Ce dernier a d’ailleurs souhaité le retour de M. Roberge à la tête de la Société de transport.
Le Tribunat administratif du travail (TAT) a finalement jugé lundi que M. Roberge devait être réintégré à la STS dans les 30 prochains jours. L’experte en gestion municipale Danielle Pilette a même confirmé à La Pige que M. Roberge n’aurait jamais dû être congédié.
«Moi, j’ai hâte de le rencontrer. Je pense qu’on a des choses à lui dire. Je pense que ça peut se faire de façon très transparente et avec beaucoup de respect », a souligné Mme Simard.
Un retour qui chamboule tout
L’actuel directeur général de la STS, Frédéric Michel, n’était pas présent lors de cette réunion du conseil d’administration, alors qu’il y prend part habituellement. Rappelons qu’il avait témoigné contre M. Roberge et déclaré qu’il gérait mal les finances de l’organisation. Le contrat de M. Michel se termine en 2027, ce qui laisse planer un doute quant à la solution préconisée par le conseil d’administration.
Le TAT avait également ordonné le remboursement des quatre années de salaire qu’aurait perçu M. Roberge durant les procédures.






