Violence sexuelle | Les demandes d’aide en hausse de 500 %

La vague de dénonciations d’agressions sexuelles déferle jusqu’au Saguenay. Une augmentation de plus de 500 % a été observée à la maison ISA, un centre d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel pour les femmes et les adolescents.

Depuis le début de l’affaire Weinstein aux États-Unis, le mot clic moi aussi est devenu viral au Québec et le Saguenay ne fait pas exception. Une intervenante sociale à la maison ISA, Christine Audet, constate une augmentation de 500 % des dénonciations. En moyenne, avant cette vague, la maison ISA recevait de deux à trois plaintes d’harcèlement sexuel par semaine, aujourd’hui, elle en reçoit plus de 12. De plus, la demande d’aide pour prévenir ce genre de comportement aurait grimpé de 900 %.

Les intervenantes de la Maison ISA sont débordées en raison de la hausse des demandes d’aide.

En raison de ces nombreuses dénonciations, certains dossiers de prévention doivent être mis de côté. «Nous devons faire une liste de priorités, il y a des cas qui sont impossibles à repousser, donc c’est sûr que la prévention tombe en deuxième place», confirme Mme Audet.

Les intervenantes de la maison ISA se retrouvent avec une surcharge de travail. Par contre, elles s’assurent de toujours offrir une première rencontre avec l’individu demandant de l’aide. «Dès qu’on a une demande, on assure une première rencontre dans les jours qui suivent. Par la suite, on poursuit les démarches si nécessaire et on encadre les victimes du mieux qu’on peut», poursuit-elle.

Police

Du côté des policiers, le relationniste de la sécurité publique de Saguenay, Bernard Moreau, affirme qu’aucune augmentation n’a été constatée concernant des dénonciations au criminel. «On n’a pas eu autant de cas que dans les grands centres. Il faut dire que le processus pour se rendre à la police est plus long et compliqué. Ça peut faire en sorte que certaines personnes soient découragées face à ces étapes.»

Le gouvernement québécois a débloqué un million de dollars pour l’aide aux victimes d’agression sexuelle. Mme Audet espère que le montant sera bonifié pour aider les organismes surchargés comme la Maison ISA.

À propos de Marie-Michèle Coutu

Kingsey Falloise d’origine, mais maintenant Drummondvilloise et Victoriavilloise à ses heures, Marie-Michèle Coutu a quitté son petit nid familial pour venir s’installer à Jonquière il y a maintenant deux ans avec un seul but en tête : travailler à RDS. Curieuse, passionnée, fonceuse et avec un certain (très fort) caractère, cette jeune femme de 20 ans à un intérêt pour le monde des médias depuis qu’elle a vu œuvrer Chantal Macchabée à RDS. Fan des Canadiens depuis sa tendre enfance, petite joueuse de soccer (elle mesure juste 5 pieds 3) et amatrice incontestable de la sauce à spaghetti de sa mère, Marie-Michèle n’a pas surpris son entourage lorsqu’elle leur a annoncé qu’elle quittait la maison pour étudier en journalisme de l’autre côté du Parc des Laurentides. Globetrotteuse lorsque les finances lui permettent et joueuse de bowling extraordinaire, Marie-Michèle n’est pas seulement passionnée du sport, mais aussi tout ce qui touche l’actualité internationale ainsi que canadienne. Son plus grand rêve serait de couvrir les Raptors de Toronto (NBA), mais pour une chaîne sportive francophone.

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