samedi , 4 février 2023

Les proches aidants, ces invisibles engagés

Un tiers des aidants meurent avant la personne qu’ils accompagnent, selon des données recueillies par le conseiller aux proches aidants de l’organisme l’Appui du Saguenay-Lac-Saint-Jean, Steeve Côté. Ce dernier organise des conférences pour rendre hommage à ces assistants de vie qui agissent dans la plus grande discrétion.

Mardi après-midi, M. Côté a présenté le fruit de ses recherches à la bibliothèque de Jonquière. Il a révélé que 30 % des adultes dans la région deviennent des proches aidants pour un membre de leur famille en perte d’autonomie selon des données fournies par le CIUSSS Saguenay-Lac-Saint-Jean. Des hommes et des femmes, des plus jeunes aux plus âgés associent leur rythme de travail avec environ cinq heures par semaine pour offrir des soins à un ainé en nécessité.

De plus, 89 % des 65 ans et plus vivent dans un logement privé. «La notion de proches aidants ne peut qu’augmenter, car les structures de santé et médicales ne pourraient pas subvenir aux besoins de ces ainés dont la courbe ne fait que grandir en région», a expliqué M Côté.

Steeve Côté, conseiller pour les proches aidants à l’Appui

Ce dernier pense que le proche aidant a, malgré lui, des défis à surmonter afin de ne pas perdre pied dans ce quotidien où il n’a aucun bénéfice professionnel et peu de remerciements. «Ça peut paraître anodin, mais s’attribuer du temps pour soi pour mieux prendre soin de l’autre permet d’éviter l’épuisement», rappelle-t-il.

Un statut peu reconnu

 Être un proche aidant n’est pas l’intervention la plus soutenue par les aidants eux-mêmes et par l’entourage alors qu’elle désencombre fortement les centres médicaux.

Par l’intermédiaire de l’organisme l’Appui, Steeve Côté apporte son aide aux personnes à la recherche d’organisations ou d’associations spécifiques pour les alléger dans leurs actions.

«Notre but c’est d’encourager ces personnes en manque de reconnaissance, mais surtout de les aiguiller pour faciliter leurs journées», avise le conseiller.

À propos de Flavie Villeneuve

«Le voyage pour moi, ce n’est pas arriver, c’est partir. C’est l’imprévu de la prochaine escale, c’est le désir jamais comblé de connaitre sans cesse autre chose, c’est demain, éternellement demain. » C’est accompagné de cette phrase du journaliste et écrivain Roland Dorgelès que Flavie, originaire de France, a installé ses valises à Jonquière pour donner un peu de longueur à son escale. Comme elle est voyageuse et curieuse, le journalisme représente ce certain imprévu qui offre une dose d’adrénaline à sa journée. Elle est férue d’histoires, celles qui ont leur mot à dire et qui font réfléchir. Flavie aime lire l’actualité internationale et souhaite un jour continuer son voyage en partageant quelques-unes de ses pages.

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