mercredi , 5 octobre 2022

Des résultats parlant à Saguenay

Élections 2021
Les électeurs de Saguenay ont préféré Julie Dufour à Josée Néron et ont mis de côté les partis politiques. Photo : Cassandre Baillargeon

Les partis politiques sont loin d’avoir la cote à Saguenay. Dimanche, aucun candidat d’Unissons Saguenay n’a été élu et l’Équipe du renouveau démocratique n’a obtenu qu’un seul siège au conseil municipal. Pourtant, ils présentent quelques avantages.  

C’est du moins l’avis de deux experts consultés par La Pige au lendemain des élections municipales.  

Selon la consultante en développement territorial, Isabel Brochu, les piètres résultats des partis de Saguenay s’expliquent simplement : « Les partis politiques sont venus au monde dans un contexte malsain où on leur a prêté beaucoup de défauts. » L’enseignant en sciences humaines au Cégep de Jonquière, Pierre Turcotte, rappelle pour sa part que « pendant 20 ans, à partir de la fusion, Saguenay a eu Jean Tremblay comme maire qui diabolisait les partis politiques ».  

Il ajoute que les partis politiques, malgré certains points négatifs, possèdent des avantages tels qu’un programme commun pour la municipalité ciblée et des budgets de recherche, ce qui représente des atouts importants pour une ville fusionnée comme Saguenay. 

Mme Brochu souligne également les divergences de pensées qui opposent Unissons Saguenay et les citoyens de la Ville. « Unissons Saguenay a mené une belle campagne, je pense que c’est surtout sa position qui a donné le résultat. Le parti est en faveur de l’environnement avec une politique progressive alors qu’à Saguenay, les citoyens sont conservateurs. Je pense que les partis politiques vont réussir à cheminer, mais ça ne fait pas partie de la culture à Saguenay encore », observe-t-elle.  

Un conseil conservateur 

Ce n’est toutefois pas le manque d’engouement envers les partis politiques qui ont fait sombrer la mairesse sortante, Josée Néron, selon Isabel Brochu. À son avis, ce serait plutôt l’entêtement de Mme Néron pour l’amphithéâtre et le revers du projet de bioparc à Laterrière qui lui ont particulièrement nui.  

 Pour l’enseignant du Cégep de Jonquière, l’un des principaux arguments qui ont favorisé Julie Dufour est le gel de taxes, il y ajoute toutefois un bémol. « On veut plus de services, mais on veut que ça ne nous coute rien. Est-ce que c’est réaliste [comme proposition] ? Absolument pas. On va le voir avec le budget, car une municipalité contrairement à un gouvernement provincial ou fédéral ça ne peut pas faire de déficit, ça doit arriver. » M. Turcotte soutient que Mme Dufour est allée chercher un vaste électorat avec cette proposition semblable à celles que faisait l’ancien maire, Jean Tremblay.  

Le nouveau conseil qui s’annonce « assez conservateur, à droite pour ce qui concerne la vision de la Ville et des dépenses », selon Isabel Brochu, représente les électeurs saguenéens d’après les analyses des deux experts consultés.  

À propos de Cassandre Baillargeon

Originaire du Centre-du-Québec, Cassandre Baillargeon est une grande passionnée de pratiquement tout! De la politique fédérale, provinciale et municipale jusqu’au monde de l’éducation en passant par la justice et le sport, Cassandre possède une curiosité sans limites qui lui permet d’ajouter continuellement de nouvelles cordes à son arc. C’est notamment ce besoin criant de curiosité combiné à un désir vital de partager son savoir aux autres qui l’a amenée à choisir le monde des communications à la fin de ses études secondaires en sport-étude basket-ball. Ce sont d’ailleurs ses nombreux engagements parascolaires au cours des dernières années qui ont formé la personne polyvalente, dynamique et organisée qu’elle est aujourd’hui. Sportive dans l’âme en plus de posséder un cœur d’enfant, Cassandre a davantage l’air d’une observatrice silencieuse qu’une animatrice de foule. Cela dit, sa ténacité et son talent pour utiliser les mots à bon escient font certainement d’elle une excellente oratrice. Reconnue pour ses connaissances de l’actualité, son amour de la langue française ainsi que pour ses capacités d’analyse et de vulgarisation, cette rouquine de 19 ans aspire à informer la population des événements et des enjeux actuels, que ce soit à la radio ou à la télévision.

À voir aussi

Défaite d’Émile Simard à Dubuc : un regard vers l’avenir

Malgré la défaite, le candidat du Parti québécois dans Dubuc Émile Simard a gardé le …