Des hérissons africains…saguenéens

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Passionnés du hérisson africain, Veronica Tremblay et Alexandre Blouin élèvent cet animal chez eux à Jonquière, sous la bannière de Pic-à-boule.

Cet animal «particulier» vu comme piquant arrive pourtant à séduire les curieux par sa petite taille et son charme. «Le hérisson c’est un peu commun, mais c’est vraiment plaisant. Les gens en ont peur, car ça pique. Cependant, lorsqu’ils sont manipulés tous les jours, ils deviennent sociables et affectueux », comment la propriétaire de Pic-à-boule.

Le couple de propriétaires est éleveur de dix hérissons depuis plus de deux. Ils se sont joints, l’an dernier, au salon des Animaux exotiques du Québec afin d’informer et démystifier le fait que le hérisson est un animal dangereux et qu’il fait partie de la famille des porcs-épics. En effet, les épines du porc-épic sont extrêmement pointues, dentelées et dangereuses, mais celles du hérisson sont lisses et beaucoup moins piquantes.

Dans la nature, le petit mammifère est insectivore, mais une fois domestiqué, il peut avoir des tendances omnivores. « Nous on leur donne des croquettes de chats de bonne qualité. Mais, on peut également les nourrir de bœuf ou de poulet séché aucunement assaisonné, ainsi que de plusieurs fruits et légumes», précise l’éleveuse. Le coût de la nourriture peut varier entre 20$ et 50$ selon la quantité.

À l’inverse du chat ou du chien, le hérisson ne peut se rendre dans une clinique vétérinaire ordinaire. En effet, il doit consulter un vétérinaire spécialisé en animaux exotiques qui se situe à Alma.

Le danger avec ces petites bêtes d’Afrique, c’est qu’elles doivent constamment vivre à une température chaude afin qu’elles évitent d’hiberner. «Ils vivent dans la maison, car s’ils étaient dehors, ils tomberaient en hibernation et auraient des chances des chances de mourir», souligne Veronica Tremblay.

Arrivé en 2002 en Amérique du Nord, le hérisson africain à ventre blanc ne nécessite aucun permis spécial pour l’adoption. «La plupart des espèces peuvent être facilement obtenues par le biais d’éleveurs. […] Pour l’acquisition d’animaux plus ”hors normes”, la démarche est plus difficile. En fait, le Québec est l’endroit en Amérique du Nord le plus réglementé. Il faut posséder un permis de garde d’animaux exotiques, de refuge ou de jardin zoologique cautionné par un vétérinaire», explique le président des animaux exotiques du Québec, Johnny Doré.

Cependant, l’importation des hérissons provenant des États-Unis est compliquée, car le coût est plus élevé et les règles douanières ainsi que sanitaires sont strictes.

 

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