La planète au bout de ses ressources| Les spécialistes sonnent l’alarme

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Alors que l’humanité a épuisé les ressources de la planète pour l’année 2018 depuis le premier août dernier, selon l’ONG Global Footprint Network, une prise de conscience collective des impacts de nos choix de consommation sur l’environnement demeure urgente, selon l’enseignant du département en sciences économiques à l’UQAM, Charles Séguin.

Chacun peut contribuer, mais les professionnels s’entendent pour dire que les petits gestes de la société ne sont pas suffisants pour aider l’environnement. «Individuellement, les gestes de chaque personne n’ont pas un grand impact. L’important, c’est que les gestes deviennent des habitudes partagées pour avoir un impact significatif», mentionne Charles Séguin.

«Réduire, réutiliser, recycler et valoriser est l’ordre dans laquelle la société doit procéder pour donner le bon exemple», mentionne, pour sa part, l’enseignant au département d’aménagement et d’urbanisme au Cégep de Jonquière, Marc Bouchard.

Le problème principal du réchauffement de la planète vient des gaz à effet de serre. «Pour renverser la situation, il faut d’abord diminuer notre émission de gaz à effet de serre. On consommerait ainsi les ressources d’une seule planète par année plutôt que trois, comme le font les Québécois», précise Charles Séguin.

Les transports demeurent un élément important du problème. Selon Marc Bouchard, les villes n’ont pas été faites pour les piétons, mais pour les voitures. Il faudrait renverser la situation. «On a fait des autoroutes larges et on peut rouler vite. On n’a aucun plaisir à marcher dans la rue. Par exemple, dans les années 90, 80 % des enfants marchaient vers leur école, maintenant, c’est moins de 30 %, car on a peur pour leur sécurité», mentionne-t-il.

Les gens sont de plus en plus conscients de leur rôle à jouer pour améliorer l’environnement. «Oui, il y a une certaine prise de conscience, car les gens ont moins d’anxiété économique depuis la dernière récession, mais ça ne veut pas dire que les efforts sont suffisants et bien exécutés», affirme Charles Séguin.

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