Pénurie de main-d’œuvre | McDonald’s et la STS touchés

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La fin de semaine du 10 novembre, quatre employés du McDonald’s de Jonquière ont fait huit heures de voiture pour aller donner un petit coup de pouce à leurs McCopains de Chibougamau.

 

Le McDonald’s de Chibougamau et la Société de transport du Saguenay (STS) peinent tellement à trouver du personnel qu’ils utilisent des alternatives pour pallier au manque de main-d’œuvre.

La fin de semaine du 10 novembre, quatre employés du McDonald’s de Jonquière ont fait huit heures de voiture pour aller donner un petit coup de pouce à leurs collègues de Chibougamau.

Propriétaire de neuf McDonald’s dans la région, le franchisé Louis-Michel Bradette savait dans quoi il s’embarquait lorsqu’il a décidé d’ouvrir la chaîne de restauration rapide à Chibougamau en 2008. Comme il s’y attendait, les curriculum vitæ ne se font pas nombreux, donc il a trouvé une solution pour remédier à la situation.

Il propose ainsi à ses employés, qui sont établis dans l’un de ses huit autres restaurants, d’aller leur prêter main-forte.

«On ne force pas nos employés à aller travailler à Chibougamau. Ce n’est pas une liste et que c’est à ton tour d’y aller. L’offre est affichée dans chacun de mes McDonald’s. Financièrement, c’est très alléchant pour eux», précise M. Bradette qui n’a pas voulu dévoiler ce qu’il offrait de plus à ceux qui tentaient l’expérience.

Appel aux retraités

Dans le cas de la Société de transport du Saguenay, elle s’y prend d’une autre façon pour combler ses besoins. Lorsque les chauffeurs ne peuvent pas se présenter au boulot, des retraités sont appelés à revenir prendre du service.

«Les retraités sont habituellement très heureux de venir nous donner de l’aide. C’est souvent ceux qui ont travaillé longtemps pour nous et qui aiment notre organisation. Ils connaissent bien les circuits, c’est vraiment l’avantage de faire appel à des retraités. C’est un plaisir pour eux de retrouver leurs anciens collègues», assure la conseillère en communication de la STS, Marie-Ève Lévesque.

«Si tout va bien cet hiver, on ne devrait pas avoir besoin de faire appel à des retraités. En plus, on est en période de recrutement de chauffeurs. Nous sommes toujours ouverts à recevoir des candidatures», conclut Mme Lévesque.

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