mercredi , 5 octobre 2022

Secteur Saint-Jean-Eudes | Une image à redorer

Selon le recensement de 2016 du CIUSSS du Saguenay–Lac-Saint-Jean, le secteur Saint-Jean-Eudes présente des statistiques inférieures aux autres territoires de Saguenay, notamment quant au revenu par personne, au taux de chômage et à la scolarité.

Le conseiller municipal Jean-Marc Crevier (à gauche) était présent mardi soir.

 C’est auprès d’une vingtaine de citoyens du secteur qu’une des chercheures du CIUSSS du Saguenay–Lac–Saint-Jean, Emmanuelle Arth, a présenté, mardi soir, le portrait de la communauté de Saint-Jean-Eudes selon huit indicateurs marquants.

Elle a noté qu’en 2016, le revenu par personne à Saint-Jean-Eudes était de 29 603 $, alors que celui de la Ville s’élevait entre 30 000 et 32 000 $. Le taux de chômage, lui, était de 11 % tandis que celui de la Ville était de 8 %. De plus, à Saint-Jean-Eudes, c’était 15 % des 25 à 64 ans qui n’avaient pas de diplôme secondaire comparé à 11 % à Saguenay.

Le directeur général de l’Association Renaissance des personnes traumatisées crâniennes, Jonathan Jean-Vézina, n’a pas été surpris de ces résultats. Il juge que le secteur a beaucoup de choses à construire, lui qui a perdu une école et une église dans les dernières années. Le quartier est également considéré comme un désert alimentaire, c’est-à-dire qu’il n’y a aucune épicerie accessible à une distance à pied.

«Sérieusement, dans les dernières années, on est plus en perte qu’en gain. Si on améliore l’image, c’est l’étape numéro un pour pouvoir aller vers quelque chose», estime-t-il.

«Les gens de Saint-Jean-Eudes ont beaucoup de doléances. Ils ont toujours l’impression d’être laissés pour compte comparé à d’autres secteurs de la Ville.  Ils ont raison de l’être et ils ont raison de le dire», a reconnu le conseiller municipal Jean-Marc Crevier.

Selon le recensement de 2016 du CIUSSS du Saguenay–Lac-Saint-Jean, le secteur Saint-Jean-Eudes montre également une baisse de la population âgée entre 5 à 54 ans.

Même si les chiffres disent le contraire, le citoyen Roger Leblanc pense que d’ici, quelques années, le bassin d’enfants va augmenter.

«Ça fait 66 ans que je demeure dans le quartier», a dit M. Leblanc. Avant, je ne voyais pas d’enfants dans ma rue, mais définitivement, aujourd’hui il y a plus de jeunes familles. Les maisons se sont toutes vendues, ce sont tous des jeunes couples.»

«C’est quand même un quartier qui se voit à être vivant et qui a beaucoup de potentiel», a ajouté M. Jean-Vézina.

L’organisme à but non lucratif la Maison pour tous de Saint-Jean-Eudes aura d’ailleurs droit à un réaménagement extérieur qui débutera dès le printemps 2019.

«On va commencer par installer des jeux d’eau et on va déménager la patinoire à l’arrière. Déjà c’est un 300 000, 400 000 $», a expliqué M. Crevier.

Membre du conseil d’administration de la Maison pour tous, Roger Leblanc, a précisé que le projet faisait partie du plan triennal de Saguenay. «Sur un échéancier de trois ans, on va tout réaménager le terrain», a-t-il conclu.

Sur une période d’environ un an, le CIUSS du Saguenay–Lac-Saint-Jean continuera de présenter les portraits des différentes communautés de Jonquière.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

À propos de Maïka Lammequin

Une peau légèrement foncée, des cheveux frisés noirs et un accent québécois; s'agirait-il de la nouvelle Québécoise typique? Maïka Lammequin pourrait bien l'être. Née à Montréal, cette jeune métisse a grandi auprès de son père québécois et de sa mère haïtienne. Il faut bien noter que Céline Dion se retrouve sur sa playlist de musique depuis qu'elle a 10 ans et que I Love You Anne est, pour elle, un incontournable du cinéma haïtien. C'est le théâtre qui brise la coquille timide dans laquelle Maïka se trouvait depuis le primaire. Au secondaire, elle a enchainé, année après année, les pièces de théâtre. Entre les répliques, Maïka s'ancrait sur terre grâce à la photographie. Un portrait par-ci, un portrait par-là auquel se mariait de la poésie de son cru. C'est l'amour de l'écriture et sa curiosité qui la mène au journalisme. Pour La Pige, elle couvre régulièrement des sujets culturels, mais s'intéresse également au communautaire, à l'éducation et à l'économie. La Montréalaise qui rêve d'avoir sa propre série télé, mijote un projet d'écriture qui, selon elle, mettra en lumière la diversité ethnique présente au Québec. Maïka envisage de poursuivre des études universitaires en écriture de scénario et création littéraire.

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