mercredi , 5 octobre 2022

Mois de l’histoire des Noirs | Peu mouvementé au Saguenay–Lac-Saint-Jean

Peu d’activitésviennent souligner le Mois de l’histoire des Noirs à Saguenay alors que l’Association des Africains du Saguenay–Lac-SaintJean (AASL) estime que les institutions de la région ont le devoir de faire vivre cette période dans leur localité.

Le président de l’AASL, Christian Mezimes Soboth, est en poste depuis 2016. Il effectue présentement son deuxième mandat.

«Il devrait y avoir une activité institutionnelle, parce que [le Mois de l’histoire des Noirs] est reconnu au Québec», explique le président de l’organisme à but non lucratif, Christian Mezimes Soboth.

À ce sujet, en 2007, la loi visant à faire du mois de février le Mois de l’histoire des Noirs entrait officiellement en vigueur. Selon le site du ministère de l’Immigration, de la Diversité et de l’Inclusion, elle a pour but de souligner la contribution historique des communautés noires à la société québécoise. Pour ce qui est du fédéral, le Canada fait du mois de février le Mois de l’histoire des Noirs depuis 1995.

Le président de l’Association, qui se fait plutôt discrète ces temps-ci en raison d’une restructuration, pense que cet évènement est un point d’arrêt dans l’actualité politique administrative au Canada, ce qui amène une grande visibilité aux communautés noires. Mais M. Soboth tient à rappeler que l’objectif premier de l’Association est d’intégrer les nouveaux arrivants.

«C’est nous qui devons se débrouiller tout seul», dénonce M. Soboth. Pourtant, le Camerounais d’origine explique que les activités de l’Association ne s’arrêtent pas qu’à cet évènement. «Le Mois existe indépendamment de nous. Si on disparaît, il y aura toujours cette célébration», relate le président.

Silence radio à la Ville de Saguenay

À la Ville de Saguenay, il n’y a rien de prévu en ce qui concerne le Mois de l’histoire des Noirs. «Cette année, c’est la semaine du Patrimoine qui est mise de l’avant en février. Ça varie tout le temps», a expliqué la conseillère aux communications, Nathalie Gagnon. Elle précise également que la Ville n’a pas d’obligation à ce sujet.

Cette année, l’AASL n’a pas les ressources financières nécessaires pour organiser elle-même des activités. Alors pour ne pas être absent durant février, l’organisme se rattachera aux activités de la Chaire de recherche interethniques et interculturels du professeur Khadiyatoulah Fall de l’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC).

À propos de Maïka Lammequin

Une peau légèrement foncée, des cheveux frisés noirs et un accent québécois; s'agirait-il de la nouvelle Québécoise typique? Maïka Lammequin pourrait bien l'être. Née à Montréal, cette jeune métisse a grandi auprès de son père québécois et de sa mère haïtienne. Il faut bien noter que Céline Dion se retrouve sur sa playlist de musique depuis qu'elle a 10 ans et que I Love You Anne est, pour elle, un incontournable du cinéma haïtien. C'est le théâtre qui brise la coquille timide dans laquelle Maïka se trouvait depuis le primaire. Au secondaire, elle a enchainé, année après année, les pièces de théâtre. Entre les répliques, Maïka s'ancrait sur terre grâce à la photographie. Un portrait par-ci, un portrait par-là auquel se mariait de la poésie de son cru. C'est l'amour de l'écriture et sa curiosité qui la mène au journalisme. Pour La Pige, elle couvre régulièrement des sujets culturels, mais s'intéresse également au communautaire, à l'éducation et à l'économie. La Montréalaise qui rêve d'avoir sa propre série télé, mijote un projet d'écriture qui, selon elle, mettra en lumière la diversité ethnique présente au Québec. Maïka envisage de poursuivre des études universitaires en écriture de scénario et création littéraire.

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