Une situation peu glorieuse selon la police

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Le Service de police de Saguenay (SPS) estime que le résultat de l’enquête effectuée par La Pige n’est pas glorieux pour l’industrie des bars de Saguenay.

le Service de police de Saguenay déploie des patrouilleurs à certains moments de l’année non déterminés afin d’effectuer une tournée des bars.

C’est ce qu’a répondu le porte-parole du Service de police de Saguenay (SPS), Luc Tardif, après avoir appris qu’une mineure de 16 ans a pu accéder à 10 établissements sur 11, le 28 septembre.

Questionné à savoir quelle sera la réaction du Service de police de Saguenay, M. Tardif n’a pas voulu s’avancer. «Ça sera à mes patrons de prendre la décision, je ne peux pas parler pour eux», a affirmé le représentant du SPS.

Ce dernier explique qu’afin de s’assurer que les établissements respectent les règles établies, le SPS déploie des patrouilleurs à certains moments de l’année non déterminés afin d’effectuer une tournée des bars. Les policiers se déplacent également dans les établissements possédant un permis d’alcool lorsque des plaintes sont reçues par le Service de police.

«On fait confiance aux propriétaires des bars. C’est à eux de se conformer aux règlements de la Régie des alcools, des courses et des jeux du Québec», a déclaré Luc Tardif.

Et les propriétaires, eux?

Le propriétaire de la Taverne Racine, Jimmy Simard admet qu’il est difficile d’avoir un contrôle absolu des mineurs dans son établissement. Selon ses estimations, son commerce n’a pas les moyens pour embaucher un portier.

Il fait ainsi confiance au jugement de ses barmaids. «Je suis assez occupé, je ne peux pas être toujours présent pour surveiller s’il y a des clients de moins de 18 ans dans mon bar», a signifié M. Simard.

Un gérant de l’un des bars de Saguenay ayant accueilli une mineure le 28 septembre abonde en ce sens. Ce dernier, qui n’a pas voulu être identifié par le journal La Pige, estime que les bars de la région ne sont pas à l’abri d’accueillir des mineurs et que les portiers sont uniquement utiles lors d’évènements achalandés.

À l’opposé, le bar le Berlioz, qui a refusé l’accès à la jeune fille durant l’investigation, engage un portier tous les soirs. C’est ce que nous ont confirmé des employés de l’établissement.

La Régie des alcools, des courses et des jeux du Québec n’exige pas des bars de la province qu’il embauche un ou des portiers afin de détecter la présence de mineurs.

Un échantillon insuffisant?

Le vice-président juridique de l’Union des Tenanciers de Bars du Québec (UTBQ), qui a pour mission la représentation et la défense des droits des tenanciers de bars du Québec, Sébastien Sénéchal, croit qu’on ne peut pas s’appuyer sur seulement une soirée pour sauter aux conclusions.

«Aucun établissement licencié n’est avantagé à avoir un mineur dans son bar. Celui-ci consomme très peu ou pas du tout et le bar risque gros», a mentionné l’homme.

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