Une opération réussie… avec quelques lacunes

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Un policier était posté à chaque porte afin de veiller à la sécurité des élèves.

Bien que l’opération policière de mercredi, au Cégep de Jonquière, se soit bien déroulée, le porte-parole du Service de police de Saguenay, Bruno Cormier, affirme que tant le service de police que le Cégep doivent «mieux se préparer pour l’avenir».

«Ce n’était pas très officiel. La professeure était un peu déboussolée au début. De mon point de vue, il n’y a pas vraiment eu de communication», dénonce Candysse Hurtevent, une élève qui était dans le pavillon Joseph-Angers au moment de la menace. C’est une élève d’un autre programme qui lui a annoncé qu’elle devait se confiner dans une classe avec ses collègues. «On ne savait pas si c’était un exercice ou pas et on ne savait pas vraiment si on pouvait sortir à la fin de l’événement non plus.»

Bruno Cormier affirme que des rencontres seront faites prochainement entre le Service de police et le Cégep afin de corriger ce qui n’a pas fonctionné et maximiser la façon de faire dans ce type d’évènement à l’avenir.

Des témoignages pleins d’incertitude, il y en a plusieurs. La responsable des communications du Cégep de Jonquière, Sabrina Potvin, explique que «les moyens de diffusion qui sont utilisés pour informer le personnel des consignes à suivre peuvent être différents d’un pavillon à l’autre étant donné que les installations diffèrent. Il peut arriver que dans certains pavillons, l’information ne circule pas de la même façon». Par exemple, le pavillon principal du cégep (Gérard-Arguin) possède un interphone alors que ce n’est pas le cas des autres pavillons. La mise en place des mesures de sécurité prend alors plus de temps, puisqu’elle se fait de bouche à oreille.

Dans le pavillon Gérard-Arguin, une autre élève, Alycia Simard, souligne qu’une formation afin de former les professeurs à ce type d’évènement serait à envisager. Elle note par la suite le manque de communication avec les classes. «Les vingt premières minutes étaient les plus stressantes parce qu’on savait pas ce qu’il se passait. Avec les réseaux sociaux on a pu avoir de l’information. À la fin, il n’y a pas eu de message qui nous disait qu’on pouvait sortir comme lorsqu’ils nous ont dit de nous barricader.»

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