Exode et légalisation du cannabis au cœur du débat

248
0
Partagez :

Les quatre candidats à la mairie de Saguenay ont longuement débattu sur les enjeux liés à la jeunesse, notamment la légalisation du cannabis et l’exode de la nouvelle génération vers la ville, mercredi au Théâtre Banque Nationale.

Pendant plus de deux heures, les aspirants à la mairie ont répondu aux questions des étudiants en sciences humaines du Cégep de Chicoutimi. Parmi les sujets abordés, la légalisation de la marijuana a laissé planer certaines craintes en particulier du côté de la candidate de l’ERD, Josée Néron, qui a peur que la gestion du pot soit ’’dompée’’ aux municipalités. Le candidat du Parti des citoyens, Dominic Gagnon, a affirmé connaître «de fond en comble les conséquences de la consommation sur la santé».

Quant aux deux candidats indépendants, Arthur Gobeil et Jean-Pierre Blackburn, ils semblent moins préoccupés que leurs adversaires par l’éventuelle légalisation. M. Gobeil a soutenu que «c’est un problème qui existe déjà». Il compte mettre en place un comité de travailleurs de rue afin que ce soient les intervenants déjà actifs sur le terrain qui gèrent la situation. M. Blackburn, quant à lui, préfère attendre l’adoption de la loi avant de se prononcer, laissant tout de même entendre que la consommation précoce l’inquiète.

La migration des jeunes a également suscité plusieurs questions. Les candidats Blackburn et Gagnon se disent optimistes par rapport aux projets économiques comme Ubisoft ou Ariane phosphate, supposés attirer des jeunes travailleurs. Pour Arthur Gobeil, c’est en aidant les PME existantes à se développer et en instaurant un incubateur afin de favoriser le développement collectif que l’exode pourra être contré. Pour sa part, Josée Néron compte recentrer Promotion Saguenay sur sa mission initiale, qui est le développement économique.

Vers la fin du débat, Jean-Pierre Blackburn en a profité pour dénoncer les innombrables attaques personnelles de Dominic Gagnon à l’endroit de ses adversaires en particulier Josée Néron, jugeant que ces offenses «manquent de classe et ne sont pas ce à quoi  la nouvelle génération s’attend».

Partagez :