Le Lac-Saint-Jean comme terre d’accueil

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Tranquillité. C’est le mot qui revient le plus lorsque l’on demande aux nouveaux arrivants ce qu’ils aiment le plus de leur terre d’accueil : le Lac-Saint-Jean. Que ce soit par pur hasard ou par choix, quelque 74 personnes se sont installées dans l’est du pays des Bleuets depuis le début de la pandémie. 

« C’est très différent, mais je suis vraiment bien. Je suis ici pour rester », conclut joyeusement la nouvelle directrice générale du poste de traite de Desbiens, Carolyne Laroche. C’est par un concours de circonstances qu’elle a déménagé de Marseille à Chambord au début de juillet. Après avoir perdu son emploi en France et terminé sa thèse de maitrise, la COVID-19 l’a rapatriée au Québec. Après avoir postulé un peu partout, c’est le Lac-Saint-Jean qui est venu la chercher en premier.

Pour Amélie Villiard, c’est plutôt l’amour qui l’a amenée dans la région. Son partenaire de vie a grandi dans le coin de Girardville et désirait retourner dans son patelin. Tous les deux avaient des emplois à Montréal avant la crise. Amélie avait sa propre compagnie et son conjoint, un travail dans le domaine du cinéma. Maintenant à Métabetchouan, elle est devenue préposée aux bénéficiaires grâce au nouveau programme du gouvernement Legault et lui, boulanger. « C’est sûr que le fait que nous vivions tous les deux quelque chose de nouveau, ça aide beaucoup », précise la jeune femme de 36 ans. Bien qu’elle juge l’endroit accueillant et paisible, elle trouve parfois difficile de s’accommoder avec des services moins présents.


Originaire de Montréal, Carolyne Laroche a habité un peu partout dans le monde avant de s’installer à Chambord. Photo : courtoisie

Mme Laroche avoue elle aussi que c’est un défi d’habiter dans une municipalité offrant un peu moins de services. Toutefois, elle adore la qualité de vie qu’offre son nouveau village. Selon elle, résider à proximité de la nature et dans un environnement sain est un gros avantage.

D’après le maire de Chambord, Luc Chiasson, il n’y a que des bienfaits à l’arrivée de ces nouveaux habitants. Avec le sourire, il affirme que « plus on en a, mieux c’est » puisque ça permet un renouvèlement du bénévolat et un meilleur développement pour la communauté. Il mentionne aussi que le bas prix des maisons peut s’avérer un facteur qui incite les gens à déménager dans son village. Un fait que confirme Mme Laroche.

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