mardi , 21 mars 2023

Le Club de boxe de Chicoutimi encaisse les coups de la COVID-19

Photo : Félix Laroche | Denis Gravel, président du club, œuvre dans une situation difficile depuis le passage en zone rouge le 2 novembre.

Depuis le passage en zone rouge le 2 novembre, le Club de boxe de Chicoutimi encaisse les coups, sans toutefois pouvoir en donner en retour. Après une réouverture en juillet dernier, il est forcé à nouveau de restreindre ses activités, ce qui plonge le président et les professeurs dans une situation difficile. 

Dans l’incapacité d’offrir des cours en présence, le président du club Denis Gravel a dû se réinventer. Après avoir augmenté les heures de disponibilité pour l’entraînement individuel, il a commencé à offrir des cours en ligne en compagnie de son collègue Michel Desgagné, responsable du programme sport-étude de boxe.  

Malgré ces changements, l’affluence a drastiquement chuté. « Ça a changé. Les gens fuient le gymnase, littéralement. Vraiment, je te dirais que les gens sont sur un pied d’alerte et sont craintifs », souligne M. Gravel. Le président reste cependant optimiste qu’au retour à la normale, l’achalandage retrouve sa stabilité pré-pandémique. 

Ainsi, peu d’élèves et de clients sont en mesure d’avoir droit au même service qu’avant la pandémie, ce qui est néfaste pour le développement d’un jeune boxeur, croit Denis Gravel : « C’est dur pour les jeunes. C’est dur pour la motivation parce que l’objectif de la boxe, c’est d’éventuellement faire des combats, des compétitions et là, on ne le vit pas et on ne sait même pas quand est-ce qu’on va pouvoir recommencer à faire des compétitions. » 

Les professeurs aussi en difficulté  

L’enseignement du sport affronte lui-aussi quelques embuches. L’entraîneur Alain Decelle, qui enseigne le kick-boxing, la boxe thaïlandaise et le kungfu au club, voit d’un mauvais œil la suppression des cours collectifs et les impacts se font déjà ressentir. 

« Le gros problème, c’est, qu’effectivement, on a perdu les cours de groupe. Donc, la dynamique n’est plus du tout la même. Au niveau du professeur, on n’a pas la même lecture de ce que font les personnes. […] Ça n’a pas du tout la même efficacité », admet-il au sujet de l’arrivée des cours virtuels qui remplacent momentanément ceux en présence.  

La boxe permet un équilibre psychologique et physique primordial au fonctionnement d’un être humain, croit M. Decelle. Et la pandémie perturbe ce balancement équitable offert par la pratique du sport, en groupe. 

« Tout ce qui est virtuel, c’est bien, on s’en amuse, mais ce n’est pas fondamental. Donc, il faudrait presque tout supprimer [les services] , mais surtout pas ça, c’est prioritaire, à mon sens, c’est absolument prioritaire. On a besoin de ça pour notre équilibre », conclut le professeur.  

 

À propos de Jérémie Camirand

Jérémie Camirand, 19 ans, est originaire de Montréal, là où il a pu compléter ses études primaires et secondaires avant de se joindre au programme Arts et technologie des médias du cégep de Jonquière. Humble défenseur et grand amoureux de notre langue française, ce n’est que tard dans sa vie que Jérémie s’est découvert un vif intérêt à l’endroit des mots et de leur beauté. À l’aide de sa plume qui acquiert une précieuse expérience avec les années, Jérémie se passionne pour les enjeux importants de notre société, de politique, d’arts et de sports. À l’emploi pour les Saguenéens de Chicoutimi à titre de gestionnaire des réseaux sociaux depuis 2019, Jérémie voue un intérêt particulier envers le hockey. Toutefois, avec les années, le partisan aguerri qu’est Jérémie s’est transformé citoyen affable de changements qui, avec une grande ambition, tentera de le provoquer.

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