Franc succès pour l’ouverture de la pêche aux poissons de fond

C’est officiel, la saison de pêche aux poissons de fond peut enfin débuter ! Tant attendue après son report, l’ouverture de la pêche de fond samedi a attiré de nombreux adeptes, impatients de pouvoir laisser couler leurs lignes dans l’eau glacée.

 

 

Les turbos, les sébastes, la morue franche et le Auriac sont les principaux poissons que l’on peut trouver dans le fjord, et surtout pêcher.
Photo : Solveig Beaupuy

 

Sur le site de La Grande Baie, le village n’est même pas encore installé que déjà le Fjord fourmille de tentes, de cabanes temporaires et de motoneiges. Il vente, mais la journée est ensoleillée et s’annonce de bel augure.  Tout le monde est heureux de pouvoir pêcher sur la glace. En tout, le site pourrait d’ailleurs accueillir 900 cabanes dans le village, et entre 500 et 600 tentes et cabanes portatives.

Contact Nature, l’organisme en charge de la pêche blanche à La Baie, espère pouvoir l’installer d’ici une semaine, quand la glace sera suffisamment sécuritaire. Cette année, l’organisme a d’ailleurs décidé d’instaurer des rendez-vous pour l’embarquement des cabanes de pêche. La prise de rendez-vous se fait de 8 h à 16 h, en ligne ou par téléphone, et les rendez-vous durent 15 minutes.

Une pratique ancrée dans la culture québécoise

Mais les plus passionnés ne pouvaient pas attendre aussi longtemps et se sont donc rendus sur place samedi, dès 5 h le matin, afin d’en profiter au maximum. C’est le cas de Philippe Leclerc, pêcheur expérimenté, qui a planté sa tente avec la ferme intention d’y rester toute la journée. Après avoir essayé de nombreuses activités d’hiver, comme le ski, il s’est tourné vers la pêche. « Je trouve que quand on va à la pêche, on pense pêche, et c’est relax. Ce qui est excitant, c’est d’attendre le bon moment pour ferrer, et de voir ce que tu vas remonter », raconte-t-il. « C’est comme à la loterie, mais tu as quand même une chance de gagner », plaisante le pêcheur.

Il y a des règles à suivre concernant la pêche aux poissons de fond. Par exemple, chaque pêcheur a le droit à cinq poissons par jour, tous types confondus. Certains poissons, comme la raie, doivent être relâchées pour la survie de l’espèce.
Photo : Solveig Beaupuy

Tom, sept ans, partage cette activité avec son père, Jean-Mathieu Garrett, ami de Philippe Leclerc et également passionné par la pêche. Habitué à la pêche à l’éperlan, l’un des mets favoris des poissons de fond, Tom a pêché son premier « poisson-trophée » lors de cette fin de semaine : un turbo d’une trentaine de centimètres.

Jean-Mathieu, très fier de son fils, est content de pouvoir vivre ce moment avec lui. « Une saison sans pêche aux poissons de fond aurait été vraiment triste, surtout en temps de pandémie, mais j’aurais trouvé d’autres alternatives comme la pêche sur le lac Saint-Jean », admet le père du petit garçon.

Tom avait le sourire jusqu’aux oreilles en pêchant son turbo, une heure après son arrivée sur les lieux.
Photo : Jean-Mathieu Garrett

Adaptation aux mesures sanitaires

Année spéciale oblige, certaines activités ne pourront pas être tenues pour cette saison. « C’est le cas des anneaux de glace ainsi que des aires d’animation, et le stationnement sera enlevé », a confirmé le directeur général de Contact Nature, Marc-André Galbrand.

Si pour l’instant, les pêcheurs doivent respecter le couvre-feu et rentrer chez eux à 20 heures, lorsque le village sera installé, ils pourront rester dans les cabanes de pêche. Toutefois, le couvre-feu s’applique également aux cabanes. « Si on voit qu’il y a un non-respect des mesures sanitaires, on fera un avertissement, puis si ça se reproduit, on appellera la SQ », met en garde le directeur général de Contact Nature.

Philippe Leclerc et Jean-Mathieu Garrett sont amis, mais ils pêchent chacun dans leur tente, en raison des mesures sanitaires.
Photo : Solveig Beaupuy

À propos de Solveig Beaupuy

Solveig Beaupuy
Originaire de France, Solveig est une bretonne pure souche de 25 ans. Si vous lui demandez où se trouve le Mont Saint-Michel, elle vous répondra : « En Bretagne », question de fierté. Après quatre ans d’études en Lettres à l’université, elle s’est dit qu’elle n’en avait pas assez, et a voulu ajouter trois années de plus en ATM. Frileuse face au froid, mais déterminée à devenir journaliste, elle est venue s’établir au Québec et compte bien y rester. Ce ne sont pas les températures extrêmes qui la feront partir, le mauvais temps, elle connaît. Véritable artisane du verbe et amatrice de poésie, son péché mignon, c’est manier les mots, les structures de phrases et les synonymes. Sportive à temps partiel, débrouillarde, têtue et avec un sacré caractère, Solveig a toujours su montrer sa ténacité en travaillant pendant ses études. Forte d’une expérience de plusieurs mois dans le journal de sa ville, elle sait ce qu’elle veut, et ce qu’elle ne veut pas, mais toujours en se remettant en question quand il le faut. Apprendre et découvrir sont ces crédos. Aventurière dans l’âme, elle aime repousser ses limites et voyager.

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