Bornes électriques au Saguenay-Lac-Saint-Jean : un impact sur le tourisme

Si la région de la Gaspésie fait figure de modèle en termes de réseau de bornes de recharge, le Saguenay-Lac-Saint-Jean n’est qu’« aux portes d’un début » selon la directrice générale de Tourisme Saguenay, Julie Dubord. 

Il y a quelques années, un homme d’affaires de la Gaspésie a permis à sa région d’installer une dizaine de bornes électriques. Cette initiative a résulté en une augmentation de touristes qui font le tour de la Gaspésie en voiture électrique. 

« La Gaspésie est vraiment une belle inspiration en ce qui a trait l’électrification des routes », indique la directrice générale de Tourisme Saguenay, Julie Dubord. 

Elle estime que c’est aux municipalités de débuter les démarches d’un circuit électrique, comme l’a fait l’Abitibi-Témiscamingue à la suite du succès en Gaspésie. « Ce n’est pas seulement pour les voitures qu’on doit créer un circuit, il y a les motoneiges électriques qui font leur entrée et ça aiderait le réseau touristique à ce niveau », propose-t-elle. 

Le Conseil régional de l’environnement et du développement durable du Saguenay-Lac-Saint-Jean (CREDD) a rédigé une étude afin de favoriser une approche structurée pour l’électrification des transports, le rapport projette une augmentation de 67 bornes rapides (BRCC) d’ici l’année 2030. Un investissement estimé à 5 025 000 $. 

« On n’est pas la région avec le plus de véhicules électriques, mais avec un peu plus de BRCC, les touristes verts considèreraient la région pour leurs vacances, croit le directeur général de la CREDD, Tommy Tremblay. On est vraiment en retard et c’est un problème. » 

Gérald Charest a vécu des problèmes reliés au manque de bornes de recharge lors de passages à Saguenay. Étant propriétaire d’une Tesla, il a rendu visite à sa fille qui étudie à Jonquière. 

« Je réside à Carignan en Montérégie et dans mon trajet j’ai dû m’arrêter à Drummondville et Lévis avant d’entrer sur la route de la Réserve faunique des Laurentides. C’est à ce moment que le problème apparaît, témoigne-t-il. Sur cette route, on risque de perdre la batterie en raison du manque de bornes, oui il y a des bornes de niveau 2 à l’Étape, mais ce n’est pas assez. » 

M. Charest conseille l’installation de BRCC près des KM 120 et KM 180 pour réduire le stress des conducteurs verts.

Une borne de recharge électrique est disponible au Cégep de Jonquière depuis 2013. Photo : Nicolas Lacasse
Une borne de recharge électrique est disponible au Cégep de Jonquière depuis 2013. (Photo : Nicolas Lacasse)

À propos de Nicolas Lacasse

Curieux, ambitieux et empathique, Nicolas Lacasse voit grand pour son avenir. Natif de Saint-Eustache dans les Laurentides, il a décidé de traverser la 40 et la réserve faunique des Laurentides pour venir s’établir dans la région du Saguenay–Lac-Saint-Jean afin d’y réaliser son rêve de jeunesse : devenir journaliste sportif. Finissant de l’école secondaire Liberté-Jeunesse à Sainte-Marthe-sur-le-Lac, c’est après un stage d’une journée à RDS que lui ait venu l’idée d’étudier au Cégep de Jonquière. Par ailleurs, depuis son arrivée à Saguenay, il a la chance de coanimer deux émissions de radio pour la station CKAJ-FM 92,5, soit Les coulisses du rap et Au top du pop. Le sportif tient fortement à découvrir de nouveaux aspects de la vie, car il a tant à apprendre dans ce monde. Tout au long de son parcours scolaire en Art et technologie des médias (ATM), différentes sphères du milieu journalistique se sont ajoutées à ses champs d’intérêt. C’est pour cela qu’il est ouvert à tout ce qui se présentera à lui.

À voir aussi

Le bracelet antirapprochement attendu impatiemment

Alors que les 16 premiers bracelets antirapprochements seront utilisés à Québec dans les cas de …