Stage en pandémie: créativité et débrouillardise sont de mise

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En ces temps de pandémie, plusieurs étudiants du niveau postsecondaire ont dû vivre des stages dans des conditions inhabituelles et difficiles. Toutefois, dans de multiples programmes, les superviseurs considèrent que malgré les contraintes, les apprentissages nécessaires ont été acquis sans trop de soucis.

Les programmes pour qui la situation était la moins favorable sont surtout ceux où le contact humain est primordial. « Nous ne pouvons pas avoir de proximité avec les élèves. Au préscolaire, par exemple, ils ont énormément besoin de réconfort et nous ne pouvons pas vraiment leur en donner », confie l’étudiante en enseignement, Marika Beaudry.

Enseigner en ligne pour certains apprentis professeurs a également causé des problèmes. « Je veux devenir prof pour marquer mes élèves et faire une différence. Ce n’est vraiment pas évident de capter leur attention en ligne, je les comprends je suis moi-même une étudiante en ce moment et c’est lourd », ajoute la jeune femme fréquentant l’UQAC, Amy Boulay.

En travail social au Cégep de Jonquière, la débrouillardise a été de mise pour certaines activités. En dépit de ne pas avoir de contacts humains avec les personnes âgées, le programme a notamment, créé son propre centre d’appel en plein cœur du cégep. Les étudiants pouvaient donc communiquer avec des aînés désirant avoir du soutien. Pour la coordonnatrice des stages, Mirtha Domenack, ces inconvénients ne représentent pas que du négatif. « Cela force les étudiants à faire preuve de plus de créativité et à développer des compétences différentes », émet-elle.

En plus de ces deux domaines, d’autres programmes comme soins infirmiers, génie, Techniques policières et kinésiologie ont eux aussi rencontré quelques embûches. Cependant, le consensus au sein de plusieurs superviseurs est que la plupart des compétences importantes ont été assimilées.

« On fait beaucoup d’efforts, on prend la déception des étudiants à cœur. Je suis convaincue qu’ils auront les outils nécessaires une fois sur le marché du travail », indique la responsable du programme de Techniques policières au Collège d’Alma, Chantale Tremblay.

Plusieurs étudiants à l’ÉTS ont dû effectuer leur stage en formule hybride. Ils devaient donc alterner entre le télétravail et le présentiel. (Photo : Patrice carrier)

En génie, le coordonnateur de stage à l’École de technologie supérieure (ÉTS), Jean Mailhot, croit même qu’après la pandémie, le télétravail pourrait être encore utilisé. « Au début, il y avait de la réticence du côté des étudiants et des employeurs. Mais là, on voit que les stagiaires performent bien dans un encadrement qui est acceptable. Je crois qu’après la pandémie, on va s’interroger sur le sujet et les entreprises aussi », lance-t-il.

 

 

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