mercredi , 5 octobre 2022

Les tatoueurs, des artistes modernes

Gabrielle Munger est l’une des tatoueuses les plus en demande dans le style du réalisme au Québec. Photo : Mikaël Leblanc.

Depuis le début des années 2000, le monde du tatouage ne cesse de gagner en popularité, surtout grâce à l’avènement des réseaux sociaux et à un changement de mentalité face à cette forme d’art. Il en va de même pour les artistes tatoueurs, qui deviennent parfois bien malgré eux de véritables personnalités publiques.

«Aujourd’hui, avec les réseaux sociaux, on tombe dans une quête du plus beau tatou, on cherche la perfection, à être le meilleur. Ce n’est plus seulement tes clients qui voient ce que tu fais, c’est aussi internet, Instagram, donc oui, on essaie d’avoir une meilleure popularité», avance la propriétaire et fondatrice du Addik Tattoo de Chicoutimi, Gabrielle Munger.

Le tatoueur de Jog Tattoo Jordan Gagnon se range aussi derrière cette idée: «C’est sûr que les réseaux sociaux, tout le monde va là-dessus, c’est une place facile pour une publicité immédiate. Par contre, nos clients se promènent et se parlent entre eux aussi. Donc les réseaux sociaux, c’est vraiment un plus pour montrer ce que tu es capable de faire.»

Désormais, il y a aussi une question de commandites dans le domaine. En effet, il n’est maintenant plus rare de voir différentes compagnies d’articles de tatouage commanditer des artistes, se servant ainsi de leur popularité pour faire connaître leurs produits. «Maintenant, c’est toute une industrie le tatouage, on fait de l’argent et on en dépense, donc les compagnies essaient de rejoindre des gens qui attirent une certaine attention pour que leurs produits aient une plus grande visibilité», explique Mme Munger.

Pas nécessairement une question de popularité

Malgré tout, les tatoueurs ne pratiquent pas nécessairement ce métier pour la popularité grandissante qui vient avec. «Pour être honnête, je ne me considère pas comme une personnalité publique. Je ne me soucie pas vraiment de la popularité, je me sers des réseaux sociaux pour des raisons professionnelles et pour montrer ce que je fais», affirme Christina Flemming, une tatoueuse montréalaise dont presque 20 000 personnes suivent le travail sur Instagram.

«Je ne serais pas prête à dire que je me trouve plus populaire qu’un autre, je fais mon travail et j’essaye de bien le faire. Quand tu fais des efforts pour t’améliorer et que les gens s’en rendent compte, c’est là que ta popularité augmente, mais tout débute avec l’amour du tatouage», confie Gabrielle Munger.

À propos de Mikaël Leblanc

Mikaël est natif de Trois-Rivières et est passionné de sport depuis sa tendre enfance. Il a débuté sa carrière en couverture sportive à l'âge de 15 ans pour le défunt webmagazine Versus Football. Depuis, il n'a jamais cessé de parcourir les lignes de côté des terrains de Québec, que ce soit comme journaliste, joueur ou entraineur. Malgré tout, il n'est pas qu'un homme de sport, lui qui se passionne pour la psychologie et la sociologie. Il n'hésitera d'ailleurs pas à vous parler de ces sujets pendant des heures si vous lui demandez. Il est aussi quelqu'un qui aime tout savoir sur ce qui se passe autour de lui et est donc toujours à la recherche de nouvelles informations. Faisant constamment preuve de caractère et de détermination, il est assez difficile de lui cacher quelque chose et bonne chance si vous vous engagez dans un débat avec lui.

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