Progrès sur la route 169

Les signataires de la pétition réclament une réduction de la vitesse à 50km/h sur la route 169 (Photo : Maxime Labrie).

Le comité chargé de veiller au suivi du dossier de la route 169 à Métabetchouan-Lac-à-la-Croix en est à sa seconde phase sur cinq. Les recommandations pour améliorer la sécurité dans le secteur seront connues avant la période des fêtes.  

« Le rapport devrait être remis à la fin du mois de décembre […] il va être émis pour nous dire ce qui va être fait. Est-ce que ça va être une lumière ? Est-ce que ça va être un carrefour giratoire ? Est-ce que c’est une lumière temporaire en attendant d’avoir un carrefour giratoire ? Il y a beaucoup de choses sur la table », explique le maire de Métabetchouan, André Fortin.  

Rappelons qu’en moins d’un mois cet été, l’intersection de la route 169 et du 2e rang Ouest a été le théâtre de trois accidents. Le plus couvert a été celui dans lequel Larissa Pérusse, 10 ans, a perdu la vie le 29 juin.  

Le maire se désole de la situation. « Ça fait une vingtaine d’années qu’au conseil, on parle de la sécurité de ce secteur-là […] à chaque année, on rencontrait le MTQ et on parlait d’un plan de sécurité. » 

Quelques jours après le décès de la fillette, une pétition a circulé sur les réseaux sociaux pour faire pression sur le MTQ afin d’apporter des changements rapides à la route.  

Suivi de la pétition  

 Le comité formé du maire, de conseillers, de membres du MTQ et d’un ingénieur a été créé pour discuter de la meilleure façon de sécuriser le secteur. « On a touché le but ; qu’il y ait une réflexion très sérieuse face à cette route-là », souligne Jacques-André Pérusse, le grand-père de Larissa Pérusse.  

« Les citoyens vont être consultés vers la fin [du processus], ajoute M. Fortin. Le dossier va leur être présenté parce qu’il faut quand même qu’il y ait une acceptabilité sociale, étant donné qu’il y avait une pétition. Ça va aussi être une belle occasion pour expliquer ce qui va être fait et les citoyens vont pouvoir apporter leurs commentaires ».

Un objectif de prévention

« Ce n’est pas juste l’intersection où ma petite fille est décédée [qui est problématique]. C’est l’ensemble de cette route-là », se désole M. Pérusse. Il applaudit cependant le progrès réalisé. « L’UMQ semblait très intéressée à suivre le dossier de Métabetchouan de près parce que ça va peut-être permettre à d’autres dossiers d’éviter des morts d’hommes dans d’autres municipalités. » 

« Ce n’est pas plaisant de dire ça parce qu’il y a eu un décès, mais c’est comme une opportunité qu’on a présentement, de demander au MTQ de faire une évaluation de tout notre secteur pour connaitre les points qui sont sensibles et pour y apporter des correctifs », conclut M. Fortin.  

À propos de Jeanne Trépanier

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Ayant grandi dans la petite municipalité de Danville en Estrie, Jeanne Trépanier y a développé un intérêt pour le journalisme. Découvrant ATM en 2020, sa première année dans la technique a confirmé cet intérêt. C’était SA vocation. Passionnée de criminologie et désirant s’impliquer dans le mouvement féministe, Jeanne compte poursuivre son parcours académique à l’université dans l’ultime but de devenir journaliste d’enquête. Pour ce faire, elle se dévoue à la tâche, s’impliquant notamment dans le journal étudiant La Cerise en plus de faire un court passage dans le journal web Estrie Plus. Son aisance, tant dans l’écriture que devant la caméra, fait de Jeanne une journaliste accomplie. Sociale, réfléchie et très rigoureuse, elle désire apporter ces qualités avec elle dans les grandes métropoles afin d’y découvrir un aspect du journalisme qu’elle n’a pas encore eu la chance d’explorer. Avec sa fine plume et une détermination sans pareil, cette passionnée de voyages et de danse saura captiver son auditoire!

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