Endettement élevé chez les jeunes

Plus un jeune économise tôt, plus il pourra profiter de son argent rapidement. Lorsqu’ il sera rendu à l’âge adulte, il aura moins d’efforts à faire. Photo: Sara Brosseau

L’avenir financier des jeunes est à risque, puisqu’un fort taux d’endettement est constaté auprès de ces grands consommateurs. Un manque de sensibilisation à l’économie pourrait en être la cause et l’épargne, une solution.

Pour plusieurs jeunes la consommation est importante, que ce soit des vêtements, des jeux ou autres. Cependant, certains ne sont pas conscients de l’impact que ça peut avoir sur leur avenir. Ils optent pour une carte de crédit, mais ils ne la gèrent pas adéquatement et finissent par ne plus arriver à la payer. « Ceux qui ont abandonné le paiement de leur carte de crédit sont dans une situation pratiquement pire que la faillite », explique le courtier hypothécaire, Hugues Beaulieu.

Les paiements des factures de cellulaire représentent aussi une grande problématique chez les jeunes. Il arrive souvent qu’ils paient cette dernière à la limite de l’échéancier, mais le paiement apparaît seulement après la date limite dans leur compte, ce qui crée un retard. « En 17 ans de carrière, j’ai vu des étudiants, diplôme en main, prêts à acheter une maison, mais le dossier a été refusé, car le cellulaire avait mal été géré », confie Hugues Beaulieu. Il raconte aussi qu’il a vu des parents avoir des problèmes financiers, puisqu’ils ont dû endosser les paiements.

Ce n’est pas une situation qu’il faut prendre à la légère, car elle peut avoir un grand impact sur l’avenir, par exemple lors de l’achat d’une maison. C’est un problème qui suit pendant plusieurs années. Annie (nom fictif), 25 ans, a dû déclarer faillite, il y a trois ans, car elle avait trop de dettes. Aujourd’hui, elle a enfin la possibilité de réutiliser une carte de crédit, mais elle n’a plus accès aux prêts bancaires et à l’achat d’une voiture.

Mais il ne faut pas mettre tous les individus dans le même panier. Il y en a qui sont très soucieux de leurs finances et qui réussissent à épargner des milliers de dollars à la fin de leurs études.

« Les jeunes apprennent avec la vie, alors ils vont apprendre en faisant des erreurs, mais elles peuvent être coûteuses », raconte la directrice du service budgétaire de Jonquière, Mélanie Gagnon. Ce n’est pas que le crédit n’est pas un bon outil, mais il faut garder en tête que ce n’est pas de l’argent gratuit.

Mise en garde

Des moyens doivent être employés afin que dès le secondaire, les élèves soient outillés, car c’est un domaine complexe et il y a beaucoup d’aspects qui sont incompris. « Ça ne nuirait pas d’avoir de bons cours d’économie à l’école pour que l’on comprenne comment ça fonctionne et qu’on soit prêt d’avance », suggère Annie.

Pour sa part, le courtier hypothécaire conseille aux jeunes de commencer à épargner le plus tôt possible afin d’acquérir une liberté financière et réaliser leurs rêves plus rapidement. « Parfois, une personne veut s’acheter une maison, mais elle ne peut pas se le permettre puisqu’elle n’a pas d’épargnes », souligne M. Beaulieu.

Il n’est pas recommandé à un étudiant de commencer avec les RÉER, mais plutôt d’investir dans un compte CELI. Les intérêts ne sont pas imposables et il n’y a pas une perte de droit de cotisation lors du retrait d’argent. C’est sur le marché du travail qu’il faut privilégier les RÉER.

Mme Gagnon suggère de faire attention aux institutions financières, car elles veulent protéger leurs dettes, alors elles ne proposent pas nécessairement les meilleures solutions.

À propos de Sara Brosseau

Originaire de Montréal-Nord, Sara Brosseau est très discrète et travaillante. Elle est âgée de 25 ans (c’est en commençant sa technique qu’elle s’est rendu compte qu’apparemment elle est vieille!). Après le secondaire, elle s’est dirigée vers les sciences humaines, pour ensuite aller à l’Université de Montréal en psychologie. Une remise en question l’a poussée à quitter son bac après un an et demi. Deux ans après avoir arrêté ses études, elle écoute l’émission Première fois de Véronique Cloutier et trouve que le métier de recherchiste semble intéressant. Elle décide de retourner sur les bancs d’école. Sara fait ses recherches, découvre ATM et décide de se lancer dans cette nouvelle aventure. Il s’agit d’un défi assez grand pour elle, qui est plutôt timide, mais elle veut mettre à profit ses expériences pour faire évoluer cette facette de sa personnalité. Son grand sourire et sa facilité à rire sont contagieux pour ceux qui l’entourent.

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