Manifestation pour un coup de pouce en enseignement 

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Une vingtaine de militants du secteur de l’éducation des syndicats affiliés à la Centrale des syndicats du Québec (CSQ) du Saguenay ont manifesté devant le bureau de la ministre des Affaires municipales et députée de Chicoutimi, Andrée Laforest lundi avant-midi. Ils dénoncent la lenteur du gouvernement dans les négociations pour le renouvellement de leur convention collective 

«  Depuis la fin de l’année 2019, le gouvernement et les syndicats ont déposé leurs demandes sectorielles et intersectorielles. En mars 2020, le gouvernement nous demandait d’entrer en négociations et actuellement ces négociations n’ont toujours pas abouti et on veut que ça change maintenant », a déploré le porte-parole régional de la CSQ, Yvan Bilodeau. 

Les enseignantes et enseignants du Québec désirent ainsi voir une amélioration formelle de leurs conditions d’exercice et de travail au quotidien. Parmi ces négociations figurent entres autres l’accès à « des services aux élèves correspondant à leurs besoins », « une tâche humainement supportable » et « une reconnaissance de leur profession à sa juste et pleine valeur ».  

« Ce qu’on veut, c’est améliorer les services aux élèves et cette demande vient avec des meilleures conditions de travail pour les employés enseignants et puis une rémunération à la hausse. La rétention du personnel, que ce soit avec du soutien scolaire et enseignant, est aussi une demande qui a été faite », a continué M. Bilodeau.  

La rémunération réclamée représente une majoration de 8 % à l’échelle de traitement de l’ensemble des enseignantes et enseignants du Québec. Plus d’une vingtaine de demandes ont été remises au gouvernement par le biais de l’offre sectorielle de la FSE-CSQ. 

Plusieurs affiches «En éducation faut que ça change maintenant! » ont été placées partout.

Manque de main d’œuvre  

« Quand on regarde à l’université, les inscriptions en enseignement se font de plus en plus rares. Les jeunes ne sont pas attirés à aller étudier dans un domaine où les conditions de travail sont à revoir. Dans le contexte de pandémie actuelle, ce n’est déjà pas facile, donc on y travaille » a mentionné la présidente du Syndicat de l’enseignement du Saguenay-Lac-Saint-Jean, Pascale Juneau. 

Depuis 5 ans, le taux d’abandon moyen en enseignement à l’université varie de 25 % et 30 % la première année et monte jusqu’à 50 % après 5 ans. 

« Dans les prochaines années et à partir de maintenant il est important de rendre la profession attractive pour que les jeunes s’inscrivent en enseignement pour avoir de la relève et parce que c’est un beau métier » a-t-elle mentionné.  

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