Société de transport du Saguenay | Des retards causent des maux de tête

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Les usagers de la Société de transport du Saguenay (STS) qui utilisent le service à partir de Chicoutimi-Nord doivent être patients alors que les autobus cumulent des retards incontrôlables durant les heures de pointe en raison du trafic et des travaux.

Des citoyens, dont des étudiants en grande majorité, en ont été témoins récemment. L’autobus numéro 23 du circuit entre Chicoutimi-Nord et le terminus de Chicoutimi est arrivé en retard et les transferts n’étaient plus au terminus pour accueillir ceux qui devaient se rendre dans différentes directions. Les passagers ont donc été dirigés vers un nouvel autobus qui ne faisait pas partie du circuit standard.

L’une des chauffeuses d’autobus, qui préfère demeurer anonyme, précise qu’ils ont l’obligation de suivre leur horaire et de respecter les vitesses établies par la direction de la STS malgré les retards. Selon la conductrice, le syndicat des chauffeurs d’autobus n’a aucune ressource pour venir en aide aux citoyens qui manquent leur transfert en raison des retards, un problème qui se répète plusieurs fois par semaine.

Le directeur de la STS, JeanLuc Roberge, soutient qu’il est difficile de prévoir l’avenir du circuit de l’autobus numéro 23. «Le problème c’est les travaux routiers sur le pont. Lorsque les travaux seront terminés, la fluidité sera de nouveau au rendez-vous. J’ai confiance que l’aménagement du pont sera à la hauteur de nos attentes, il suffit d’être patient. Pour l’instant, des autobus supplémentaires sont mis à la disposition des usagers s’il y a des retards», souligne-t-il.

Rappelons que les employés de la STS sont en moyen de pression pour s’opposer aux changements qui auront lieu en octobre prochain. La direction de la STS veut, entres autres, retirer des circuits pour l’autobus numéro 23 de Chicoutimi-Nord. Une diminution du nombre d’heures de service est aussi prévue, comme l’explique le président du syndicat, JoséNicolas Lopez.

«Le secteur de Jonquière est gravement touché par les retards, mais ça va vraiment s’empirer en octobre si les coupures ont lieu. Ils veulent enlever 23 heures de service par jour! C’est notre clientèle normale qui va en être le plus affectée. En ce moment, leur priorité semble être l’accès libre dans le secteur de l’Université du Québec à Chicoutimi.»

Les négociations se poursuivent entre le syndicat et la STS. Après les uniformes, les klaxons en cœur et les écriteaux spéciaux sur les autobus, d’autres moyens de pression pourraient être entrepris.

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