La pandémie propulse l’achat de livres québécois

Malgré la popularité de l’achat en ligne depuis le début de la pandémie, les librairies locales ont échappé à la saignée à laquelle ont dû faire face bon nombre de commerçants. Pour l’année 2020, les ventes de livres ont même connu une légère hausse dans la région. Pour le libraire Shannon Desbiens, la lecture était « une bonne échappatoire » à la pandémie.

Privée de voyage, de concerts ou encore de cinéma pendant une grande partie de l’année, la population s’est tournée vers les livres, selon le propriétaire de la librairie Les Bouquinistes, à Chicoutimi. « J’ai l’impression que l’absence de culture a fait que les gens ont décidé de voyager beaucoup dans les livres. » Le propriétaire de la librairie Marie-Laura à Jonquière, Maximilien Bouchard, pense également que ce loisir « colle bien au confinement » en raison de sa grande accessibilité. « Ça se fait bien chez soi et de manière individuelle », explique-t-il.

Acheter local

Librairie Marie-Laura
 Les clients de la librairie Marie-Laura ont acheté 10 % plus de livres québécois en 2020. Photo : Katya D’Amour

Les ventes de livres québécois ont explosé l’année dernière : c’est la catégorie qui a été la plus vendue. Les deux hommes ont senti une importante prise de conscience sur l’importance de l’achat local pendant la pandémie. Shannon Desbiens souligne que la journée Le 12 août, j’achète un livre québécois! « a probablement été la meilleure journée de vente de l’histoire de la librairie » en plus de 40 ans d’existence.

2021 s’annonce prometteuse

Malgré une fermeture en janvier dernier, les ventes de livres sont encore fulgurantes cette année. « Il y a peut-être une légère diminution, mais c’est encore plus que ce qu’on est habitué par rapport aux années antérieures », estime le libraire des Bouquinistes, alors que l’augmentation des ventes dans la région est évaluée à 5 % pour l’an dernier. Maximilien Bouchard partage la même observation et est optimisme pour la suite. « J’ai l’impression que 2021, ce ne sera pas une aussi grosse hausse que 2020, mais ça va être une bonne année encore », avance-t-il.

À propos de Katya D'amour

Katya D’Amour a grandi à Arvida au Saguenay. Toujours un crayon à la main et un ballon de soccer au pied, elle a voulu jumeler ses deux passions en étudiant en Art et technologie des médias (ATM) pour devenir journaliste sportive. Lors de ses deux premières années de technique, elle a appris à développer d’autres champs d’intérêt comme la culture, l’économie, les faits divers et la politique. Souvent perçue comme une « force tranquille », la jeune femme de 19 ans se démarque par son éthique de travail. Très organisée et exigeante envers elle, Katya est constamment guidée par ses objectifs et ne craint pas de viser haut. En ce qui concerne son choix de carrière, elle préfère se laisser toutes les portes ouvertes en attendant de saisir les opportunités qui s’offriront à elle!

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