Claudie Villeneuve : l’artiste aux mille et une facettes

Claudie Villeneuve qui travaille dans son atelier à Bégin. (Crédit photo : Photosaguenay)

Peu importe la matière, l’artiste multidisciplinaire Claudie Villeneuve trouvera une façon de l’incorporer dans ses créations : peinture, bois, argile, feutrine et même papier de toilette. Des œuvres variées qui vont être présentées au printemps, à la bibliothèque Hélène-Pedneault à Jonquière.  

Le but de l’exposition est de montrer toutes les facettes de son travail. « J’utilise des médiums complètement différents. Mais on reconnaît mon style à travers chacune de mes œuvres, que ce soit autant une tasse qu’un chapeau », explique-t-elle.  

Une sculpture en argile fibrée d’un lutin forestier fabriquée par l’artiste. (Crédit photo : courtoisie)

L’artiste originaire de Saint-Ambroise ajoute qu’elle a confectionné, entre autres, des masques et des marionnettes pour cette exposition. Deux types de créations qui représentent l’une de ses passions : le théâtre. Elle a enseigné pendant 25 ans, dont neuf au sein du programme Arts et métiers de la scène à l’École polyvalente Jonquière.  

En 2020, elle a démissionné pour se lancer dans l’art à temps plein. Un tremplin professionnel dans un contexte difficile qui lui a permis de renouer avec certaines pratiques.  

« Ça faisait au moins une vingtaine d’années que je n’avais pas peint une toile seulement en noir, puisque d’après quelques personnes mes œuvres étaient trop sombres. J’ai décidé de lâcher prise », confie la vice-présidente de la Corporation des métiers d’art du SaguenayLac-Saint-Jean. 

De plus, elle réutilise beaucoup de matériaux et des matières organiques issues de son environnement, comme du bois de grève. Des restes d’arbres qui ont été emportés par l’eau pour se détériorer en morceaux sur les rives.  

L’aménagement d’une place publique 

Depuis près de cinq ans, Claudie Villeneuve collabore avec la municipalité de Bégin pour la conception d’une place publique à côté du centre communautaire. En 2018, les citoyens se sont mobilisés afin d’implanter une forêt nourricière dans laquelle ils peuvent cultiver des légumes, des arbres fruitiers et des fleurs comestibles.  

Elle s’est chargée de l’aménagement de la place qui a pour thème la Mère nourricière. Lorsqu’on regarde la forêt avec une vue d’en haut, les différents éléments, comme les sentiers, les bancs et la scène forment le visage d’une femme. Cet espace culturel va comprendre également une sculpture de buste en bois fabriquée par cette dernière qui va être terminée très bientôt. Selon elle, la place publique sera finalisée cet été.

À propos de Alexya Morin

Originaire de la Montérégie, Alexya a toujours été interpellée par l’écriture et l’actualité. Transportée par son ambition, elle plie bagage au pays des bleuets. L’étudiante en journalisme développe de nouvelles amitiés et passions, qui la poussent à s’impliquer dans le webmagazine La Cerise en tant que collaboratrice. Tel un kaléidoscope, Alexya est en perpétuel changement. Tantôt idéaliste, tantôt réaliste, elle est formée d’intérêts dépareillés qui se nouent et dénouent au fil du temps. Photographie, broderie, poésie, théâtre : la jeune femme possède des goûts éclectiques reflétant son envie de tout faire, tout voir et tout vivre. Intéressée par la création de contenu autant vidéo qu’audio, Alexya aspire à travailler sur divers projets, comme des balados, des documentaires et des reportages pour une boîte de production.

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