mercredi , 5 octobre 2022

Manque de personnel infirmier : les solutions ne font pas l’unanimité

Les infirmières de la région ne sont pas convaincues de la « petite révolution » proposée par François Legault. Pour elles, il s’agit plutôt de « poudre aux yeux ». Ce plan d’un milliard de dollars suggère diverses solutions pour attirer et inciter les infirmières qui font du temps plein à rester.  

Le gouvernement Legault a annoncé quatre solutions principales pour répondre aux besoins et aux demandes du personnel infirmier du réseau de la santé du Québec : l’augmentation des travailleurs à temps plein grâce à des primes incitatives allant de 12 000 à 18 000 dollars, l’ajustement et la réduction réaliste du temps supplémentaire obligatoire (TSO), des changements majeurs dans la gestion des horaires et l’embauche massive de personnel administratif. 

L’agente syndicale du secteur chicoutimien de la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ), Isabel Baron, explique en entrevue que même si le plan semblait bien au départ, il ne correspond pas à leur demande. « Nous ce qu’on a demandé, ce sont des conditions de travail et elles sont inhumaines en ce moment », ajoute-t-elle.  

Selon les objectifs du gouvernement, les incitatifs financiers qui ont été proposés devraient permettre à 75% des infirmières actives ou retraitées du réseau à passer au temps plein. En ce moment, c’est plutôt 60% de celles-ci qui travaillent à temps complet. Pour plusieurs infirmières du milieu, ces objectifs sont tout sauf réalistes. « Le monde ne reviendront pas pour 15 000 dollars et ça ne règle pas le problème, les filles ne veulent pas de temps complet », explique une infirmière travaillant pour le CIUSS qui préfère garder l’anonymat.  

Pour ce qui est de la fin du temps supplémentaire obligatoire, l’ajout de personnel devrait aussi permettre de répondre, en partie, à cette demande importante des syndicats. « On parle de pouvoir réduire le temps supplémentaire de manière très importante, car il faut rester réaliste », nuance le premier ministre. Le problème, pour plusieurs infirmières, c’est que travailler cinq jours par semaine rime aussi avec une plus grande probabilité de devoir faire du TSO. 

À propos de Maxime Drolet

Maxime Drolet est une jeune femme de 19 ans originaire du Saguenay-Lac-Saint-Jean. Elle a fait ses études secondaires dans le Programme d’étude international (PEI) avant de continuer sa formation en Art et technologie des médias (ATM). Elle est très dynamique, impliquée et adore relever des défis autant physiques qu’intellectuels. Passionnée de sport, elle en pratique plusieurs et forme la relève en tant qu’entraîneuse de volleyball et de course à pied. Si elle n’est pas sur la piste ou en cours, vous la trouverez sûrement la tête dans un livre ou dans les nuages sur le haut d’une montagne. Elle rêve de travailler dans le domaine des communications depuis sa plus tendre enfance.

À voir aussi

Défaite d’Émile Simard à Dubuc : un regard vers l’avenir

Malgré la défaite, le candidat du Parti québécois dans Dubuc Émile Simard a gardé le …