Tête-à-tête avec Sébastien Pilote à l’UQAC

«Il y a du documentaire dans chaque œuvre», c’est ce qu’a raconté le cinéaste et réalisateur Sébastien Pilote lors d’une conférence du Département des arts, des lettres et du langage (DALL) de l’Université du Québec À Chicoutimi (UQAC), jeudi midi.  La présidente du festival REGARD, Sophie Beauparlant, l’accompagnait pour discuter de son parcours et de ses projets. 

Sébastien Pilote conférence
Le réalisateur du Saguenay-Lac-Saint-Jean Sébastien Pilote et la présidente du festival REGARD, Sophie Beauparlant, étaient présents à l’amphithéâtre de l’université pour discuter du parcours du cinéaste. Photo : Noémie Lacoste 

Le cinéma permet au réalisateur de Maria Chapdelaine d’exprimer des intuitions.  La fiction est apparue dans son travail, car le documentaire était moins accessible sur le plan financier.  Selon lui, toute forme de fiction reste une sorte de documentaire, « car les extra-terrestres qui trouveront des traces de vie humaine dans des millions d’années, toutes nos œuvres d’arts; il n’y en a plus de fiction, ce n’est que du documentaire », a-t-il illustré devant les étudiants présents à la conférence.  

 Ses débuts 

Le réalisateur de La disparition des lucioles et de Le vendeur a abordé son passage à l’UQAC, qu’il a mené dans le baccalauréat interdisciplinaire en arts. À l’époque, écouter des films est ce qui le passionnait et c’est pourquoi, avec des amis, il a créé le premier ciné-club virtuel au monde, avec l’aide de l’ONF et de Vidéotron, à l’université. Il s’absentait parfois une semaine de l’école, pour se retrouver au Festival du nouveau cinéma à Montréal. 

« Ça m’est arrivé de ne pas avoir l’impression d’avoir réussi.  Avoir les bons mots : quelquefois, on ne les a pas. Parfois, il s’agit de faire semblant de savoir ce qu’on fait, alors qu’on ne sait pas du tout », a-t-il avoué en parlant de son parcours. 

Son parcours qui, depuis la fin de ses études universitaires en 1996, a mené à un riche portfolio.  À son actif, le réalisateur du Saguenay-Lac-Saint-Jean a quatre longs métrages, dont le plus récent, Maria Chapdelaine, qui s’est même rendu aux États-Unis.  On le reconnaît aussi comme le cocréateur du Festival international de court métrage au Saguenay-Lac-Saint-Jean, REGARD, ainsi que comme l’un des signataires du Manifeste pour la diversité territoriale du cinéma québécois. 

La prochaine conférence du DALL se déroulera le 11 novembre prochain et aura comme invité l’écrivain, le conférencier et le professeur de littérature anglaise de l’UQAC Mustapha Fahmi et la directrice de la maison d’édition La Peuplade, Mylène Bouchard. 

À propos de Noémie Lacoste

De nature passionnée, Noémie Lacoste est une jeune femme qui a du cœur au ventre. Alors que le sud de la métropole québécoise lui semble être le mauvais endroit pour concrétiser son rêve de devenir une remarquable communicatrice, elle s’installe dans la l’arrondissement de Jonquière à l’âge de 17 ans pour étudier en journalisme. Fonceuse, Noémie se lance la tête baissée non seulement dans ses études, mais également dans divers projets ayant un lien avec son amour inconditionnel pour la culture. La Châteauguoise d’origine est en effet cocoordonatrice du festival De l’Âme à l’Écran de l’année 2022, en plus d’être intervieweuse pour l’Autre Côté de la Cour, comité servant à promouvoir la salle de spectacle Côté-Cour et des artistes émergents. La mordue de rencontres et d’expériences qui font sortir de la zone de confort s’est fait la promesse d’œuvrer plus tard pour la culture et l’art. Décrite comme éparpillée et ardente, Noémie se voit mener une vie occupée, mais surtout heureuse.

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