Dresser des chiens, une passion devenue un métier

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Simon Gaudreault, éducateur canin, et son chien Damien
(Photo : Cédric Bolduc)

 

Être dresseur canin demande beaucoup d’implication autant auprès des chiens que des maîtres. Mais ceux qui exercent ce métier y trouvent de nombreuses sources de satisfaction.

« Ça a toujours été mon loisir de faire ça. Quand j’ai commencé dans le milieu, j’avais un autre emploi qui occupait une bonne place dans mon horaire. Le reste de mon temps libre, je le consacrais à entraîner des chiens. Aujourd’hui, mon loisir est devenu mon emploi principal et je suis très heureux. Je rentre travailler avec le sourire tous les jours », déclare un entraîneur et éducateur canin depuis maintenant neuf ans, Carl Gagné.

Il explique que son travail consiste entre autres à développer des relations harmonieuses entre le chien et le propriétaire. Car le maître à un rôle important à jouer pour modifier des comportements perçus comme désagréables ou inadaptés. Aussi, il fait pratiquer les commandes de base comme le assis, le coucher, le reste, la marche en laisse en plus de quelques petites fantaisies.

Pour le propriétaire du Complexe Canin du Saguenay et éducateur canin depuis six ans, Simon Gaudreault, c’est sensiblement la même chose : ce métier tourne autour d’une passion. Il mentionne lui aussi que l’aspect humain est non négligeable. « Ce ne sont pas juste les chiens. Je les aime beaucoup, mais ma plus grosse paye est d’avoir des clients satisfaits. Quand on se fait dire merci, ça a été plaisant, le fait de voir qu’on a pu aider une personne, ça c’est valorisant. Oui j’aime les chiens, mais j’aime aussi les humains ».

Il ajoute qu’il cherche toujours à parfaire ses connaissances et améliorer son centre en réinvestissant une bonne partie de ses revenus dans des formations et du matériel dernier cri. De ce fait, il ne cherche pas à être le plus populaire dans ce domaine, mais à offrir le meilleur service. « Pour moi, le statu quo n’est pas acceptable. Notre programme de maternelle pour chiens est un des meilleurs au Québec. Certains s’inspirent de nous parce qu’on a de l’équipement de haute qualité que peu de centres canins ont. On veut toujours aller plus loin à ce niveau ».

Ces deux entraîneurs canins d’expérience ont fait face à une demande énorme en raison de la pandémie. M. Gagné avoue qu’il n’a jamais été autant occupé. Il fait six consultations par jour, six jours par semaine et il ne réussit pas à reprendre le dessus. Il peut y avoir jusqu’à un mois et demi d’attente pour l’obtention d’un rendez-vous comparativement à deux semaines avant l’apparition de la Covid et ce même s’il a augmenté sa capacité de personnes en ayant des consultations privées, plus des cours de groupe. Selon lui, cette hausse est causée par des propriétaires qui veulent partir sur de bonnes bases avec leur chien dans ces moments difficiles de crise sanitaire.

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