Salles de spectacle : le port du masque, un irritant

Dario Larouche, le directeur général et artistique de l’Espace Côté-Cour, à Jonquière. Photo : Martin Patry

Un mois après la mise en place des nouvelles mesures sanitaires, ce n’est toujours pas la joie dans les salles de spectacle de Saguenay. « On est tannés, le port du masque est un réel irritant et on sent que ça énerve les gens. Certains ne viennent pas aux spectacles à cause de ça », affirme le directeur général et artistique de l’Espace Côté-Cour, Dario Larouche.

Les salles de spectacle sont autorisées à se remplir au maximum de leur capacité depuis le 8 octobre 2021. En revanche, les spectateurs doivent garder leur masque en tout temps. « Chaque assouplissement est une bonne chose, mais honnêtement, la situation n’avance pas beaucoup », confie Dario Larouche.

Pour la directrice programmation et marketing à Diffusion Saguenay, Claudine Bourdages, le retour du port du masque constitue un recul. « C’est beaucoup de travail, car on doit entre autres surveiller que tout le monde porte bien son masque, et c’est difficile. Le fait de pouvoir accueillir plus de monde qu’avant est une très bonne chose, mais c’était moins pire quand le masque pouvait être retiré. »

Des salles non remplies

L’Espace Côté-Cour avait tout de même choisi de rester à demi-capacité jusqu’au 1er novembre. « Il y a aussi un aspect psychologique, beaucoup de personnes ne sont pas à l’aise avec la non-distanciation. Depuis que l’on a annoncé que la salle pourrait de nouveau être pleine, quelques personnes nous écrivent pour annuler leur présence aux spectacles », déplore Dario Larouche. Si ce dernier admet, pour l’instant, réussir à vendre un nombre suffisant de billets, il n’arrive pas à être soulagé pour autant : « Tout peut basculer du jour au lendemain, la situation sanitaire est instable. On a peur de devoir rembourser de nombreuses ventes. »

De son côté, afin d’offrir plus de sécurité et de confort aux spectateurs, Diffusion Saguenay a préféré garder la distanciation dans ses salles. « Les mesures ont apporté du positif, car on peut accueillir plus de monde, mais aussi du négatif, car les ventes ne sont pas assez représentatives pour passer en non-distanciation », livre Claudine Bourdages. Celle-ci conclut en affirmant que malgré le port du masque obligatoire, les salles de spectacle sont capables d’offrir de très bonnes soirées.

À propos de Martin Patry

À dix-neuf ans, Martin Patry vient tout juste de quitter sa Normandie natale pour venir étudier le journalisme au Cégep de Jonquière. Passionné par la musique et le soccer, le jeune français rêve de devenir journaliste culturel, et ce, depuis le lycée. C’est en 2019 que le jeune musicien part à Vichy pour effectuer un diplôme universitaire de technologie en information et communication option journalisme. Cette formation n’aura fait que confirmer sa volonté de devenir journaliste et lui aura permis d’effectuer plusieurs stages en presse quotidienne régionale (La Presse de la Manche) ainsi qu’en radio (Radio Sensations). Malgré son mètre quatre-vingt-dix, Martin est un garçon assez discret, mais qui n’hésite pas à prendre des initiatives pour atteindre ses objectifs. Dynamique et autonome, il compte bien profiter de cette expérience à l’étranger pour rencontrer de nouvelles personnes ainsi que découvrir une culture qui lui est pour l’instant inconnue.

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