mercredi , 10 août 2022

Adoption au Saguenay–Lac-Saint-Jean : déterminés à fonder une famille

Alors que l’adoption à l’international poursuit sa chute au Saguenay-Lac-Saint-Jean, certains couples découvrent de nouvelles alternatives afin d’agrandir leur famillePour Mathieu Blanchette, un parent d’intentionla bienveillance d’une femme porteuse en Ontario lui permettra d’avoir un enfant génétiquement apparenté à lui et à sa conjointe, dès le mois de février prochain. 

Après avoir été au cœur d’une grossesse d’environ 20 semaines, le couple a vécu un scénario excessivement éprouvant en 2018. Mathieu et Julianne ont appris qu’ils se dirigeaient tout droit vers une mortinaissance, ce qui signifie l’expulsion d’un nourrisson qui ne dégage aucun signe de vie. Trois ans plus tard, les amoureux ont voulu à tout prix éviter de se retrouver dans une situation similaire. 

« Avec un 33 % de chance que ma copine décède ou qu’on retombe là-dedans, c’est un peu un faux choix qui s’offrait à nous. » 

Ils se sont donc informés sur la possibilité d’une grossesse pour autrui à l’extérieur de la province. À la suite de plusieurs démarches approfondies sur une assez longue période de temps, la candidature d’une Ontarienne a finalement été retenue. En plein cœur de la pandémie, Mathieu et Julianne ont planifié plusieurs rencontres virtuelles avec la dame en question, et c’est quelques semaines plus tard qu’ils ont décidé de lui faire confiance.  

Pendant la grossesse, le couple se charge de l’ensemble des frais reliés
au bien-être de la mère porteuse afin d’assurer un dédommagement.
Photo: courtoisie

Aujourd’hui, un petit garçon repose dans le ventre de la femme porteuse alors qu’il attend de rencontrer ses parents dans environ deux mois. De leur côté, les amoureux cherchent encore à se remettre de cet épisode bouleversant. « Non seulement on a appris que ma conjointe est atteinte d’une maladie auto-immune, mais on a aussi encaissé plusieurs deuils empilés les uns par-dessus les autres. » 

Adopter tout près de chez soi 

Selon le plus récent bilan des directeurs de la protection de la jeunesse, seulement deux enfants internationaux ont été adoptés dans la région cette année. Par contre, 14 adoptions d’enfants québécois ont été effectuées en 2021, une solution qui se voit de plus en plus courante et avantageuse.  

Alexandre Tremblay et son conjoint ont amorcé un long processus en vue de devenir une famille d’accueil en banque mixte il y a un peu moins de deux ans. Au début du mois de novembre, ils sont officiellement devenus admissibles.  

En raison de leur homosexualité, les deux hommes sont désavantagés lors d’une demande d’adoption à l’international.
Photo : courtoisie

Dans les prochaines semaines, ils auront donc l’opportunité d’adopter un jeune issu d’un milieu à risque. À partir de ce moment, le parent d’origine disposera de deux ans pour récupérer l’enfant avant de perdre la garde. « Puisque c’est extrêmement rare qu’une figure parentale reprenne possession du jeune, soit environ 1%, on s’est dit qu’on devait absolument s’essayer », confie Alexandre Tremblay. 

À propos de Adam Trépanier

Originaire de Saint-Eustache, dans la région des Laurentides, Adam est un jeune homme dévoué et enjoué qui souhaite maximiser son potentiel en tant que journaliste de la relève. À l’âge de trois ans, Adam a été diagnostiqué d’un cancer qui touche principalement les enfants, celui de la leucémie. Depuis qu’il est en rémission complète de sa maladie, il cherche à se dépasser afin d’éventuellement devenir la meilleure version de lui-même. Pour ce qui est de ses intérêts, le natif de Saint-Eustache est un grand passionné du milieu sportif et il serait ravi de pouvoir le couvrir au quotidien. Par contre, il s’intéresse tout autant et même de plus en plus à l’actualité générale. Adam adore utiliser sa créativité, sa curiosité ainsi que sa plume soignée pour interpeller ses lecteurs. Avant d’arriver au cégep, le journaliste en devenir a fréquenté des écoles alternatives au primaire et au secondaire, celles-ci lui ont notamment permis de se responsabiliser à un très jeune âge grâce à un mode d’éducation axé sur l’autonomie.

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