dimanche , 5 février 2023

Coût de la vie: « Même les Kleenex c’est devenu du luxe »

Budgétaire
De gauche à droite : la directrice générale du SBC, Mélanie Gagnon et la directrice adjointe, Marielle Garbugli. Pour de nombreuses familles à revenu faible, l’augmentation du coût de la vie est un véritable problème, surtout dans leurs assiettes. Photo : Marius Fagot

Le coût de la vie qui ne cesse d’augmenter provoque des difficultés financières à de plus en plus de familles qui peinent à payer leur épicerie et leur logement.

Les intervenants du Service budgétaire et communautaire (SBC) de Jonquière ont du pain sur la planche, depuis la hausse de l’inflation. De plus en plus de familles monoparentales demandent leur aide pour faire un budget qui leur permettra de boucler les fins de mois.

Cependant, même en planifiant un budget, certaines personnes n’arrivent pas à joindre les deux bouts. La directrice générale du SBC, Mélanie Gagnon, nous donne l’exemple d’un parent seul sans emploi avec un enfant à sa charge. Sur un revenu annuel de 21 600 $, il doit consacrer environ 13 000 $ pour l’épicerie et 10 000 $ pour le loyer.

Pas étonnant que plusieurs personnes se soient endettées dans les derniers mois. « Ce qui arrive beaucoup en ce moment, c’est que des personnes ont acheté des maisons et, à cause de la pandémie, ont perdu leur travail. Aujourd’hui, elles se retrouvent dans l’obligation de devoir les revendre sans avoir fini de rembourser le prêt », mentionne Mélanie Gagnon.

Ce n’est pas un secret pour personne, le prix de l’épicerie a aussi augmenté. Cependant, pour beaucoup de familles, c’est un coût très important. « Avant la pandémie, notre épicerie s’élevait à 150 $ par semaine, aujourd’hui, c’est plutôt 250 $ par semaine, même les Kleenex c’est devenu du luxe », témoigne Kelly Poulin qui est mère de deux enfants dans une famille à un seul revenu.

L’augmentation de ces prix limite donc les loisirs des personnes concernées et de leurs enfants. « On ne va plus au restaurant, les enfants ne peuvent pas faire de loisirs. Si je pouvais, j’irais dans les cuisines collectives, mais à cause de la pandémie ça n’existe plus », informe Kelly Poulain

Les familles ne sont pas les seules à écoper. De nombreux retraités vivant seuls viennent aussi au SBC de Jonquière. « Ils sont seuls et leur retraite n’est pas significative. Quand une personne nous appelle en fin de journée parce qu’elle n’a pas mangé, on fait tout pour l’aider », déplore la directrice générale.

À propos de Marius Fagot

Marius Fagot vient d’un petit village de France situé à côté de Reims. Dernier enfant d’une fratrie de quatre, il est parti de chez lui à 17 ans, plein d’ambition, pour rejoindre le froid nordique. Marius est né curieux, intéressé et n’a jamais cessé de poser des questions à toutes personnes qu’il croisait, il est passionné de politique internationale, d’économie, mais aussi de sujets plus précis comme la lecture, l’horlogerie ou le sport électronique. Cet apprenti journaliste souhaite s’instruire tous les jours tout en partageant les informations qu’il a obtenues puisqu’il pense, tout comme Léon Tolstoï, que « la vérité doit s’imposer sans violence ». C’est dans cette quête de vérité et de partage que Marius a choisi le journalisme et que toute sa vie s’est tournée vers ce métier qui le passionne tant, notamment en travaillant pendant trois ans en tant qu’animateur radio lorsqu’il était en France puis désormais en Art et technologie des médias (ATM) au Cégep de Jonquière.

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