mercredi , 17 août 2022

Le dialogue, nécessaire pour les avancements sociaux

Mme Côté souligne que le montant de la contribution municipale nécessaire à la réalisation de la Coopérative d’habitation La Solidarité augmente à chaque année en raison de l’inflation et du coût des matériaux de construction. (Photo courtoisie)

 

Le dialogue entre les gouvernements, les organismes et les personnes qu’ils défendent sera la première étape afin d’apporter des changements concrets sur les plans sociaux et communautaires à Saguenay d’ici 20 ans. C’est du moins le point de vue partagé par la coordonnatrice de Loge m’entraide Sonia Côté et la directrice du Mouvement d’éducation populaire et d’action communautaire (MÉPAC), Marie-Ève Bouchard.  

« Dans un monde idéal, on n’aurait plus besoin d’avoir les organismes communautaires parce qu’il n’y aurait plus de problèmes sociaux. Malheureusement, il y a encore différents problèmes qui viennent des choix politiques qu’on fait et qui ont des impacts sur les gens qui vivent des oppressions, donc en attendant, il faudrait que les organismes soient mieux reconnus et aient un meilleur financement », développe Mme Bouchard. 

Le MÉPAC fait la promotion de l’éducation populaire autonome. En d’autres mots, il amène les gens à avoir une prise de conscience sur un enjeu social et à vouloir se mettre en action pour faire partie du changement. 

Selon la directrice du MÉPAC, tout passe par les choix politiques de la population et la première étape vers un progrès serait d’établir un dialogue. « Il faudrait un moment de véritable écoute entre les personnes au pouvoir, les personnes opprimées et celles qui travaillent auprès de ces personnes. On pourrait regarder ensemble quels seraient les changements qui auraient des impacts réels dans la vie des gens », avance-t-elle.  

Pour sa part, Mme Côté espère que le projet de Coopérative d’habitation La Solidarité, sur lequel Loge m’entraide travaille depuis huit ans, sera réalisé bien avant 2041. « J’ai déjà dit que ça prendra 5 ans, 20 ans, 40 ans, c’est sûr que nous on ne lâche pas. Évidemment on souhaite que ce projet-là soit réalisé à court terme, parce qu’avec de la volonté politique on pourrait le mener à terme dans les deux prochaines années », affirme-t-elle. 

Avant tout, Sonia Côté souhaiterait que davantage de logements sociaux soient construits. Par exemple à Saguenay, il y a présentement 15 % de logements sociaux sur l’ensemble du parc de logement locatif. D’ici 20 ans, elle voudrait voir ce pourcentage doubler. « Ce serait déjà un très bon pas pour loger dignement les locataires qui sont dans le besoin », confie Mme Côté quant à sa vision idéale de Saguenay de 2041.  

Quelques jours après les élections municipales, Sonia Côté a écrit une lettre à Julie Dufour et ses conseillers dans le but d’ouvrir le dialogue. Une lettre qui est toujours sans réponse. « Le message est quand même inquiétant, mais d’un autre côté on comprend que c’est une nouvelle administration alors on laisse le temps à la nouvelle mairesse de mettre en place tout ce qu’il faut pour le fonctionnement de la Ville. » Mme Côté espère qu’une rencontre entre Mme Dufour et Loge m’entraide sera organisée avant Noël. 

À propos de Catherine Charest

Originaire de la petite ville de Carignan sur la Rive-Sud de Montréal, Catherine Charest est une jeune femme passionnée de lecture, d’écriture, de voyages et de musique depuis son plus jeune âge. Pianiste à ses heures, elle a passé son secondaire dans un collège privé qui lui fournissait un encadrement constant, ce qui l’a beaucoup aidée à être organisée et responsable. Qualités précieuses qui lui servent grandement depuis son départ du nid familial en raison de ses études. La jeune femme est d’ailleurs persuadée que c’est lorsque l’on sort de sa zone de confort que l’on grandit le plus. Celle qui s’intéressait davantage au journalisme d’enquête à son arrivée au cégep a bien vite découvert que d’autres aspects du métier l’intéressaient également, comme les faits divers, la politique, la culture et même le sport. À la fin de sa technique en journalisme, Catherine souhaite poursuivre des études universitaires avec un baccalauréat par cumul afin d'approfondir ses connaissances générales dans certains domaines qui l’intéressent comme l’histoire, la géographie ou la politique.

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