Inscriptions au Club Gymnasco d’Alma : des parents attendent depuis deux ans

Sa mère dit qu’Emma a bien hâte de pratiquer la gymnastique ailleurs que dans son salon !
(Photo : courtoisie)

 

Depuis bientôt deux ans, plusieurs parents attendent impatiemment que de nouvelles places se libèrent au Club Gymnasco d’Alma afin de pouvoir y inscrire leur enfant. Même après tout ce temps, l’établissement ne peut toujours pas accueillir plus de jeunes en raison des diverses consignes sanitaires auxquelles il fait face, notamment puisqu’il est situé dans les locaux d’une école secondaire.

Claudine Munger attend depuis un an et demi pour inscrire sa petite Emma de 4 ans au Club Gymnasco. Malheureusement, elle a vite réalisé qu’ils ne prennent plus de nouveaux membres depuis le début de la pandémie et qu’en plus, ils n’utilisent pas de liste d’attente donc au moment où il y aura une ouverture, ce sera premier arrivé premier servi. Selon l’entraîneure-cheffe du Club, Elyzabeth Gallup, alors que Gymnasco comptait auparavant plus de 300 inscriptions, c’est maintenant moins d’une centaine de jeunes qui peuvent y être accueillis.

Maman de trois jeunes filles, Roxanne Simard a songé inscrire ses enfants ailleurs plutôt que d’attendre encore plus longtemps. « Quand j’avais regardé il y a un an, il y avait encore de la place à Jonquière pour ma plus vieille, mais il fallait se dépêcher. Alma m’avaient dit qu’ils allaient ouvrir des places donc j’ai attendu », lâche la mère, visiblement déçue.

Ce ne sont toutefois pas tous les parents qui sont prêts à faire la route jusqu’à Jonquière. « J’habite déjà à 20 minutes d’Alma, souligne Alexandra Côté. J’aurais vraiment aimé que ma fille puisse faire de la gymnastique, mais j’ai d’autres enfants et il y a le coût de l’essence aussi. S’il n’y a pas de place à Alma, je devrai lui trouver autre chose. »

Comme c’est le seul club situé à Alma, la demande est grande pour Gymnasco et en temps de pandémie, il est impossible de satisfaire tout le monde. « Nous, on doit respecter les mesures sanitaires de trois institutions différentes. Celles du centre de services scolaire, celles du Service des loisirs de la Ville d’Alma en plus de celles de la Fédération de gymnastique du Québec », explique Mme Gallup. C’est principalement ce qui explique que le Club de Jonquière se permette d’accueillir de nouveaux jeunes alors que celui d’Alma non. Il faut aussi prendre en considération le fait que chaque fois que les écoles ont fermé dans les derniers mois, Gymnasco a perdu l’accès à ses locaux, ajoute-t-elle.

Mme Gallup conclut en mentionnant que les membres du Club était très optimistes face au retour du congé des Fêtes. « On avait tellement hâte pour permettre de nouvelles inscriptions, mais finalement avec la capacité maximale qu’on a, on ne peut tout simplement pas. »

À propos de Catherine Charest

Originaire de la petite ville de Carignan sur la Rive-Sud de Montréal, Catherine Charest est une jeune femme passionnée de lecture, d’écriture, de voyages et de musique depuis son plus jeune âge. Pianiste à ses heures, elle a passé son secondaire dans un collège privé qui lui fournissait un encadrement constant, ce qui l’a beaucoup aidée à être organisée et responsable. Qualités précieuses qui lui servent grandement depuis son départ du nid familial en raison de ses études. La jeune femme est d’ailleurs persuadée que c’est lorsque l’on sort de sa zone de confort que l’on grandit le plus. Celle qui s’intéressait davantage au journalisme d’enquête à son arrivée au cégep a bien vite découvert que d’autres aspects du métier l’intéressaient également, comme les faits divers, la politique, la culture et même le sport. À la fin de sa technique en journalisme, Catherine souhaite poursuivre des études universitaires avec un baccalauréat par cumul afin d'approfondir ses connaissances générales dans certains domaines qui l’intéressent comme l’histoire, la géographie ou la politique.

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