mercredi , 10 août 2022

Prix de l’essence : des livraisons qui ne valent plus la peine

Le profit est plus grand dans les grandes villes puisque les livreurs peuvent se déplacer à vélo.

En raison du prix de l’essence exorbitant, une baisse du nombre de livreurs autonomes a été observée pour plusieurs compagnies comme Doordash, Skip The Dishes ou encore Uber Eats. Les livreurs doivent payer de leur poche l’essence utilisée, certains d’entre eux ont donc décidé d’arrêter les livraisons, car les profits sont minimes.

« Je faisais ça pour arrondir mes fins de mois. Déjà que ça (livrer) ça ne donne pas des grosses sommes, dans une région grande comme la nôtre, c’est difficile de faire du profit avec du gaz à presque 2 dollars le litre », raconte une ancienne livreuse pour la compagnie Doordash, Rosa Lavoie.

Elle n’est d’ailleurs pas la seule à avoir pris cette décision. « Nous nous connaissons un peu tous en tant que livreurs. Nous attendons tous aux mêmes endroits. Je voyais le prix du gaz augmenter et je voyais de moins en moins de livreurs », déclare la jeune femme

Vers une augmentation de prix ?

Ce n’est pas un secret, la livraison de nourriture par ces applications coûte cher pour le client. Par exemple, un trio Big Mac classique avec frites et boisson gazeuse monte à 21 $, et ce sans le pourboire. Sur l’application Doordash, il y a en moyenne six dollars de frais par commande.

Sachant que le pourboire est la principale source de revenus de ce métier, ça devient frustrant pour les livreurs qui doivent parcourir de longues distances pour un pourboire très bas. « Le pourboire est obligatoire, car sinon personne ne voudrait livrer. Le coût de la vie augmente, mais si les compagnies augmentent les prix et frais de livraison, les clients vont seulement aller chercher leur nourriture », admet un employé du service à la clientèle de la compagnie Uber Eats, Abraham Boucher.

Une réputation à préserver

Le livreur a en tout temps le droit de refuser une livraison pour diverses raisons, que la commande soit trop loin ou que le pourboire soit trop faible. En revanche, s’il refuse trop de livraisons, sa réputation de livreur descend ce qui fait qu’il n’aura plus le droit de refuser de commandes. « J’en refusais souvent. Des livraisons à Saint-Nazaire alors que tu es à Alma pour trois piastres de pourboire, ce n’est pas avantageux, c’est presque moi qui paye pour la livraison », reconnaît Rosa Lavoie.

À propos de Vincent Lavoie

Originaire d’Alma au Lac-Saint-Jean, Vincent Lavoie, a pris la décision d’étudier le journalisme pour éventuellement devenir commentateur sportif. Avec également de bonnes connaissances dans l’actualité, il tente d’en apprendre davantage sur ce métier. Le jeune homme de 20 ans est principalement passionné par les sports. Il a d’ailleurs créé une page Facebook de plus de 10 000 abonnés qui englobait les actualités de hockey. Il a toutefois été contraint de la supprimer en raison du manque de temps, compte tenu de son arrivée sur le marché du travail. Que ce soit comme travailleur dans des usines où à l’entretien des patinoires ou encore en restauration, l’étudiant n’a pas de difficulté à s’acclimater aux différentes conditions de travail. Son avenir n’est toutefois pas coulé dans le béton, l’Atémien souhaite peaufiner son curriculum vitae en ajoutant un baccalauréat en histoire à son actif. Téméraire à ses heures, le journaliste en devenir a réalisé un de ses rêves en visitant l’Europe durant deux mois à l’été 2019. Celui qui pratique le soccer depuis l’âge de 5 ans, a eu l’honneur de fouler les grands terrains des stades de soccer européens.

À voir aussi

Le bracelet antirapprochement attendu impatiemment

Alors que les 16 premiers bracelets antirapprochements seront utilisés à Québec dans les cas de …