Un marché pour sensibiliser à l’inclusion 

Le Marché de noël de la différence sera de retour l’année prochaine. (Photo: Evelyne Alix-Fontaine)

La première édition du Marché de Noël de la différence s’est déroulée samedi à la Pulperie de Chicoutimi.  L’évènement qui met de l’avant la place des personnes handicapées dans la société sera officiellement de retour l’année prochaine. 

Dix organismes de la région étaient présents au marché de Noël . C’est l’Association régionale de loisir pour personnes handicapées du Saguenay–Lac-Saint-Jean qui a eu l’idée de cette initiative. Plusieurs artisans ont commencé à créer en juin dernier pour être prêts pour le « jour J ».

Manon Blackburn: organisatrice de l’évènement et directrice de l’ARLPH. (Photo: Evelyne Alix-Fontaine)

« Parfois on oublie ces personnes-là. Pour eux, être ici aujourd’hui et démontrer leur art, c’est spécial. Oui, on en a des différents marchés de Noël, mais encore là on n’est pas encore dans l’inclusion. On ne pense pas à avoir des kiosques de personnes handicapées dans un grand marché de Noël. On espère que ça va venir avec cette première présentation-là », a expliqué l’organisatrice de l’évènement et directrice de l’ARLPH, Manon Blackburn.

Avant même la fin de l’évènement, Mme Blackburn était heureuse de constater l’engouement du public. La présence d’acheteurs de tous âges et intéressés par l’inclusion de la différence lui a confirmé la nécessité de répéter l’expérience l’année prochaine. L’organisatrice de l’évènement prévoit déjà augmenter le nombre d’artisans présents lors de la prochaine édition.

Une initiative pour l’acceptation

C’est la directrice des programmes en déficience intellectuelle, du trouble spectre de l’autisme et de déficience physique au CIUSS du Saguenay–Lac-Saint , Marjorie Bouchard, Jean, qui a été choisie pour être la présidente d’honneur du marché.

« C’est une manière ludique, ce marché de Noël, de faire de la sensibilisation et d’intéresser la population à notre clientèle. Ils peuvent aussi voir quelle sorte de contribution sociale ils peuvent avoir au sein de la communauté ».

Pour Valérie Jessica Laporte, mieux connu sous le nom de Bleuet Atypique, parler des différents handicaps est une bonne manière de briser les tabous. (Photo: Evelyne Alix-Fontaine)

Parmi tous les artisans présents, la créatrice de contenus Valérie Jessica Laporte, mieux connue sous le nom de Bleuet Atypique sur les réseaux sociaux, était présente pour vendre des objets à l’image de son pseudonyme, Atypique. Avec des slogans comme « Être normal c’est trop plat », la jeune femme espère permettre aux gens d’afficher leur différence et d’inciter un dialogue sur l’acceptation des personnes handicapées dans la société.

« Déjà aux deux premiers clients j’étais trop excitée! J’ai un diagnostic d’autisme donc c’est plus difficile, mais c’est agréable le marché. C’est le fun!  […] Des fois on a peur de ce qu’est qu’on ne connaît pas, mais plus qu’on va en parler, plus que ça ne va pas être tabou et accepté dans la société. C’est un peu ça, mon intention aujourd’hui et avec mon contenu », a-t-elle confié.

Une éducatrice spécialisée, Émilie Boulianne, qui était venue encourager ses élèves qui participaient au marché s’est dite heureuse de voir le talent artistique de personnes handicapées et les organismes de la région être mis de l’avant dans une ambiance des fêtes. Elle a aussi souligné la créativité des artistes qui ont majoritairement utilisé des matériaux recyclés pour concevoir leurs créations.

Les artisans ont commencé à se préparer en vu du marché de noël en juin dernier. Plusieurs ont confectionné leurs objets à partir de matériaux recyclés. (Photo: Evelyne Alix-Fontaine)

À propos de Evelyne Alix-Fontaine

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Baignant dans l’actualité depuis son tout jeune âge, Evelyne a dévoué sa curiosité à vouloir comprendre le monde en profondeur. C’est à 7 ans qu’elle découvre le métier de journaliste grâce à la radio et à la presse papier. Aujourd’hui, on peut décrire Evelyne comme étant une féministe mordue de politique, d’histoire, de chiens et de balados de crimes. Toujours en train de parler, cette future journaliste n’hésite jamais à défendre ce qui lui tient à cœur.

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