Jouer aux fléchettes pour traverser l’hiver

Deux fois par semaine, une soixantaine de joueurs de fléchettes se réunissent pour s’affronter et socialiser. (Photo : Athéna Couture)

Pour passer à travers le blues de l’hiver, plusieurs amateurs de fléchettes se réunissent chaque semaine au Club Nautique du Fjord du Saguenay pour socialiser et s’affronter.

Depuis 2019, Gérard Pelletier est un adepte de ces soirées qui ont lieu deux fois par semaine à Chicoutimi Nord. Le retraité de 69 ans a connu ce sport en 2019.

« C’est un de mes amis qui m’en a parlé alors qu’on prenait une marche. Il m’a expliqué qu’il faisait ça le mardi et le vendredi soir. Je l’ai accompagné », raconte-t-il.

Gérard Pelletier joue au dard pour le Club Nautique du Fjord depuis 2019. (Photo : Athéna Couture)

 

Plus populaire qu’on le pense, le jeu de fléchettes, aussi connu sous le jeu de dard, comprend plusieurs ligues à travers la région. La saison débute en septembre et se conclut avec l’arrivée du printemps en mai.

« Il y en a partout. Il y a une ligue à La Baie, une à Jonquière qui contient plusieurs joueurs, une à Alma. C’est vraiment aussi partout et à travers le Québec », explique-le co-président de la ligue et joueur de dard au Club Nautique du Fjord depuis 1989, Serge Tremblay.

Serge Tremblay est co-président de la ligue de dard du Club Nautique du Fjord. Il joue pour cette ligue depuis 33 ans. (Photo : Athéna Couture)

Chaque semaine, le mardi et le vendredi, des équipes provenant de différentes ligues à travers la région se réunissent à Chicoutimi Nord pour s’affronter. Le mardi, c’est 16 équipes mixtes formées de quatre joueurs provenant d’une catégorie différente (A, B, C ou D) qui s’affrontent.

« Le A joue toutle temps contre le A, le B joue toujours contre le B et ainsi de suite. Il n’y a pas de challenge de force le mardi. Un petit joueur ne peut pas rencontrer un gros joueur », explique Serge Tremblay.

Le vendredi, dix équipes formées de trois hommes et trois femmes s’affrontent. Lors de ces joutes, les joueurs ne sont pas divisés selon leur catégorie, mais plus tôt selon leur sexe.

« La force du joueur est moins bien représentée. Tu peux jouer contre un fort ou contre un faible. C’est le capitaine de l’équipe qui décide qui il envoie affronter le joueur adverse qui a été pigé au hasard. Le vendredi, on fait aussi des parties de double, donc un homme, une femme contre un autre homme et une autre femme », ajoute le co-président.

« Ça reste un sport d’équipe le dard parce que chaque joueur à sa moyenne individuelle, mais le total de la partie c’est l’accumulation de la moyenne des points des joueurs pour l’équipe », mentionne-t-il.

Ces soirées de jeu de fléchettes ont permis à Gérard Pelletier de faire de nouvelles connaissances et d’acquérir un sentiment de fierté.

« La première année, vue que j’étais un nouveau joueur, ils m’ont mis dans la catégorie D. Ça bien été donc l’année suivante, j’ai été mis dans la catégorie B. J’ai sauté un an! Cette année je suis dans la catégorie A. Je suis le moins bon des meilleurs, alors qu’avant j’étais le meilleur des moins bons », raconte-t-il en riant.

« Ça nous permet de passer à travers l’hiver. On passe du bon temps ensemble. Quand l’été arrivé, on fait le party et on se dit : « au prochain mois de septembre » », a expliqué de son coté Steve Tremblay.

En plus des soirées organisées au Club Nautique du Fjord, des tournois sont organisés pendant la saison de fléchette.Le Saguenay possède aussi une ligue professionnelle qui joue au Roko bar à Jonquière.

À propos de Evelyne Alix-Fontaine

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Baignant dans l’actualité depuis son tout jeune âge, Evelyne a dévoué sa curiosité à vouloir comprendre le monde en profondeur. C’est à 7 ans qu’elle découvre le métier de journaliste grâce à la radio et à la presse papier. Aujourd’hui, on peut décrire Evelyne comme étant une féministe mordue de politique, d’histoire, de chiens et de balados de crimes. Toujours en train de parler, cette future journaliste n’hésite jamais à défendre ce qui lui tient à cœur.

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