Les étudiants cumulent les emplois

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Avec l’inflation, plusieurs cégépiens et universitaires doivent maintenant avoir plus d’un emploi pour payer leurs études. Il est difficile pour eux de concilier travail et études, ce qui pourrait nuire à leurs parcours scolaires. 

Selon ÉduCanada, les droits de scolarité au Québec, au collégial, sont de 6 000 $. De son côté, l’Université Laval évalue à près de 19 000 $ le coût de la vie d’un étudiant universitaire en 2023. Il est donc complexe pour un jeune d’obtenir ces montants, surtout s’il doit se fier qu’à son salaire. 

Anakim Paré en est à sa dernière session de cégep. Elle désire entrer à l’université cet hiver ou au plus tard à l’automne prochain. « Pour l’université, vu que j’ai plusieurs emplois je crois que je vais être correct, mais je sais que les livres et les sessions à l’université sont vraiment chers », témoigne l’étudiante. Pour payer son appartement, sa nourriture et ses études, elle a deux emplois et deux heures de tutorat rémunérées par semaine. 

Au total, la jeune fille fait entre 26 et 32 heures de travail par semaine, ce qui est beaucoup plus que le ratio suggéré. « En haut de 20 heures de travail, par semaine, ça commence à être beaucoup. Ça peut menacer tes études », mentionne une professionnelle en valorisation des connaissances du Conseil régional de prévention de l’abandon scolaire (CRÉPAS), Shirley Claveau. Anakim n’a aucune journée de congé, même la fin de semaine, elle doit aller travailler.  

Difficulté psychologique  

Shirley Claveau parle beaucoup d’inquiétude chez les jeunes. Elle souligne que la pandémie et la pénurie de main-d’œuvre ont un grand impact sur la santé psychologique des étudiants et sur la motivation scolaire. « Je fais presque toute dernière minute, ça me stresse beaucoup les devoirs », lance l’étudiante intérogée. 

La professionnelle du CRÉPAS termine en rappelant que le gouvernement désire offrir de l’aide aux étudiants, pour trouver des logements abordables, pour acheter de la nourriture ect. Pourtant, elle ajoute que présentement, rien de concret n’est mis sur pied. 

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