Centre de femmes : un beau Noël pour toutes

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Avec seulement un clic, les femmes peuvent recevoir du support peu importe leur situation. (Photo : Justine Boudreau)

 

Pour plusieurs femmes, le temps des fêtes est une période d’angoisse. Les centres de femmes font de leur mieux pour fêter Noël et créer une ambiance festive pour celles en situation de violence conjugale.

Justine Boudreau

Justineboudreau179@gmail.com

Les centres essaient le plus possible de rendre la période des fêtes joyeuse. « On fait un échange de cadeaux, autant avec les enfants que les femmes. On crée une bonne ambiance dans ce moment de noirceur. C’est une période sacrée pour plusieurs et on veut honorer ça », mentionne l’agente des communications du Centre féminin de Saguenay, Mani Lamarre.

Du côté du centre de femmes Mieux-Être à Jonquière, un souper annuel est organisé et cette année, puisque c’est le 30e anniversaire du centre, l’équipe ainsi que les femmes participantes se rassembleront au restaurant les 400 coups. « On a aussi des commandites, donc on offre des cadeaux », raconte l’intervenante et coordonnatrice adjointe au centre, Barbara Gilbert.

Le Centre féminin de Saguenay a 13 lits qui accueillent des femmes en situation de violence conjugale. « On a aussi des lits pliables. S’il nous restait seulement un lit, mais qu’une mère arrive avec ses enfants, on peut quand même les accueillir », explique Mani Lamarre.

Le calme avant la tempête

Le temps des fêtes augmente les risques que le conjoint retrouve des comportements violents. « Parfois je ne parlais pas avec une femme pendant plusieurs mois, puis après Noël, elle me rappelait pour du suivi », explique l’ancienne psychothérapeute en centre de femmes, Marianne Cosendai.

Le centre de Saguenay est au maximum de sa capacité la majorité du temps. « On reçoit peu d’appels pendant Noël, mais après on se fait bombarder », continue Mani Lamarre. Sans avoir recours à l’hébergement, les femmes peuvent quand même recevoir un suivi hebdomadaire, ainsi que des rencontres de groupe.

Les intervenants du centre donnent des ressources pour des démarches de chômage par exemple ou pour se trouver un nouveau logement. Les femmes peuvent être hébergées de trois à six mois au centre avec leurs enfants.

Reprendre du pouvoir

« Une relation saine, c’est une relation égalitaire », dit Mme Cosendai avec fermeté. Les centres pour femmes ne vont pas prôner une séparation avec les conjoints, puisque ce ne sont pas les besoins de toutes. « On veut seulement que la femme s’affirme plus, qu’elle reprenne les rênes de sa vie », continue la psychothérapeute.

Les enfants peuvent aussi être un facteur de stress dans une relation de violence conjugale. « Ils sont souvent pris dans un conflit de loyauté. La situation leur est souvent inconnue, donc ils ne voient pas ce côté de leur père », termine Mme Cosendai.

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