Un fonds perpétuel en la mémoire de Guylaine Potvin

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Bruno Cormier, enquêteur au dossier en 2000, a suivi le procès de Marc-André Grenon. Photo: Justine Boudreau

 

Après un long procès qui a mené à la condamnation de Marc-André Grenon pour le meurtre de Guylaine Potvin, sa famille s’est assurée que son souvenir ne s’oublie jamais. Un fonds perpétuel pour les organismes liés à son programme d’études, l’éducation spécialisée.

« C’est la famille qui est venue vers nous, quand ils ont réalisé qu’ils pouvaient créer un fonds à la mémoire de quelqu’un », explique la directrice générale de la Fondation communautaire du Saguenay-Lac-Saint-Jean, Christine Aubry. La fondation assure ainsi des fonds pour les organismes ou initiatives communautaires.

« Je trouve que ce fonds encadre beaucoup avec ce qu’était Guylaine. C’est toujours une bonne chose d’aider les organismes », mentionne une amie d’enfance de Guylaine, professeure en éducation spécialisée au Cégep de Jonquière, Valérie Gauthier.

Près de 24 ans plus tard et cinq semaines de procès, la famille peut finalement se sentir plus légère. Les décisions du jury n’apportent pas beaucoup de réconfort, mais le dossier est clos. « Être heureuse c’est un grand mot. C’est sûr que je suis contente qu’il ait été reconnu coupable et que la page se tourne, mais au final ça ne se tourne jamais vraiment », témoigne Mme Gauthier.

Un soulagement

Prison à perpétuité sans possibilité de libération conditionnelle avant 25 ans, c’est ce qui attend Marc-André Grenon, reconnu coupable des deux chefs d’accusation contre lui. « Je n’ai aucun regret. C’était la première fois au Québec qu’on faisait face à ce genre d’enquête. Les preuves avaient été conservées sur la scène de crime par les patrouilleurs, on a été chanceux », raconte l’enquêteur principal au dossier dans les années 2000, Bruno Cormier, ému par la situation.

L’amie d’enfance de Guylaine Potvin, Valérie Gauthier était émue par les nouvelles reliées à la fin du procès (photo : Enzo Trouillet)

 

La création d’un fonds est un geste merveilleux, selon M. Cormier. « Je suis très heureux que le nom de Guylaine puisse perdurer. Le but c’est d’aider d’autres personnes comme Guylaine voulait. Elle voulait le bien dans son entourage. »

 

 

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