Une jeune étoile du soccer régional prometteuse au Saguenay

Les joueuses de la Ligue de développement provinciale ont plusieurs opportunités pour se faire recruter au niveau professionnel.
Annabelle Raté, jeune joueuse de soccer du Saguenay, ne passera pas la prochaine étape après avoir été la seule fille de la région à être invitée au prestigieux camp du Programme d’identification provinciale (PIP), l’élite du soccer québécois, qui s’est tenu ce mois d’octobre à Montréal. Elle n’en demeure pas moins parmi les meilleurs talents de sa génération.
Faire partie de ce groupe d’exception était un honneur qui témoigne de la détermination et des compétences sur le terrain de cette jeune fille de 14 ans.
La mère d’Annabelle, Janie-Claude Fortier, ne cache pas sa fierté en évoquant cette étape importante dans le parcours de sa fille. Elle souligne combien cette opportunité est rare pour une jeune joueuse de région. « Elle profite de chaque moment pour s’entraîner ; je ne l’avais jamais vue aussi déterminée. Pour elle, représenter le Saguenay à ce niveau a été le plus grand cadeau, même si elle a été écartée de l’étape suivante du PIP. »
Le Programme d’identification provincial, un programme supervisé par Soccer Québec, représente une véritable consécration pour les jeunes joueurs qui y accèdent. Le directeur sportif de l’Association régionale de soccer (ARS), Sébastien Sylvestre, explique que « se faire sélectionner pour le PIP, c’est intégrer l’élite provinciale de son âge, un véritable accomplissement qui pourrait amener de jeunes rêveurs jusqu’à l’équipe nationale. »
La mère d’Annabelle est néanmoins bien consciente des défis auxquels sont confrontées les jeunes joueuses en région. « Ici, les opportunités dans le soccer sont moins nombreuses, et c’est encore plus difficile pour les filles », affirme-t-elle. Janie-Claude Fortier déplore en particulier que les équipes féminines entre 12 et 16 ans – un âge où les talents commencent à s’affirmer – manquent parfois de ressources et de soutien. « Certaines joueuses, comme Annabelle, ont le potentiel de devenir exceptionnelles, mais comment peuvent-elles s’épanouir quand les chances ne sont pas de leur côté ? », soulève la dame.
Une vision différente
Le directeur de l’ARS reconnaît l’importance de favoriser le développement des jeunes joueuses dans la région. Le Club Venturi, notamment, se distingue par son engagement envers le soccer féminin et sa quête de reconnaissance auprès de Soccer Canada. « Notre but est de pouvoir développer des joueuses de très haut niveau, on continue d’inviter des entraineurs de partout qui sont très expérimentés dans l’entrainement technique pour les filles », explique Sébastien Sylvestre.
Le directeur administratif du Club de soccer Venturi, Charles Olivier Hébert, ajoute que la Ligue de Développement provinciale (LDP) offre une plateforme compétitive aux jeunes talents de la région comme Annabelle. Cette ligue rassemble les meilleurs joueurs et joueuses des clubs du Québec, créant un environnement de compétition où les athlètes du Saguenay peuvent se mesurer aux meilleurs de la province.
« Avec la LDP, on parle vraiment d’un programme où le niveau de compétition est très élevé. Cela permet aux talents éloignés de se faire remarquer ; c’est grâce à des ligues comme celle-ci que des filles comme Annabelle peuvent désormais se faire voir. Nous en sommes très fiers, » précise-t-il.
Un avenir prometteur
Le développement du soccer dans la région ne s’arrête pas là. En plus de l’implantation de programmes de concentration soccer dans les écoles secondaires, l’ARS s’efforce de soutenir les clubs locaux pour former les jeunes talents dès leur plus jeune âge. Selon la mère d’Annabelle, ce réseau de soutien et d’opportunités doit continuer à se développer.
Elle accorde une partie du succès de sa fille aux opportunités que le Venturi, l’ARS et la LDP lui procure malgré sa légère déception. « Annabelle a tellement de potentiel, c’est la responsabilité du club de le développer au maximum. Même si elle n’a pas atteint l’étape suivante, Annabelle a vécu un rêve, et il ne fait que commencer. »






